Direction clinique privée ! Retour au pays natal réussi pour Bertrand Saint-Lèbes

Chirurgien vasculaire, le Dr Bertrand Saint-Lèbes s’épanouit pleinement à l’Hôpital Privé du Grand Narbonne. Le secret, selon lui, pour réussir un passage en libéral : bien définir le cadre de son installation.

 

En libéral, dans la ville où il a grandi : une installation qui n’était pas un saut dans l’inconnu, pour Bertrand Saint-Lèbes. Ce natif de Narbonne en est à sa troisième collaboration avec un établissement privé. « J’ai sauté le pas tardivement, à 40 ans, après une prolongation de deux ans de mon clinicat au CHU de Toulouse et de Lausanne, et cinq années en tant que Praticien Hospitalier au CHU de Rangueil. » Les deux premières collaborations n’ont pas abouti sur une installation définitive, « pour des raisons de définition de projet médical et de capacité réelle à accueillir un nouveau chirurgien ».

Il a donc pris le temps de bien préparer ce nouveau projet d’installation, « en partant d’une page blanche à Narbonne ». Ce territoire, qu’il connaît bien, avait en effet été déserté par sa spécialité de chirurgie vasculaire. « Quand j’ai été contacté en 2020 par le groupe Elsan, j’ai vu l’opportunité de pouvoir exercer dans les meilleures conditions et de construire un projet médical d’équipe collaboratif et innovant. » L’aventure a démarré au début de l’année suivante. Accompagné d’un conseil spécialisé, Bertrand Saint-Lèbes a pris le temps d’étudier les conditions de ce nouveau projet. Bien définir le cadre de sa future installation, c’est le conseil qu’il donne aux jeunes médecins désireux de passer le cap. 

 

Fibre entrepreneuriale

« Tout se joue au début, c’est à ce moment-là que vous pouvez définir et négocier ce qu’il vous faut pour exercer en libéral mais également, à l’ère de la collaboration dont tout le monde parle, vous épanouir », précise-t-il. Le groupe a investi dans un amplificateur de brillance mobile neuf de dernière génération, ainsi que dans un échographe doppler vasculaire de pointe. « L’acquisition de ces équipements, qui étaient prêts dès mon arrivée, démontraient une réelle volonté de développement du projet de chirurgie vasculaire sur ce bassin attractif ! Grâce aux divers partenariats avancés développés et portés par le groupe Elsan, j’ai également eu accès à de nombreux matériels innovants, très récents, tels que les sondes de thrombo-aspiration, ou de thrombéctomie mécanique ».

Il le reconnaît : il est impératif d’avoir le goût d’entreprendre pour réussir en libéral. « Durant les études de médecine, rien ne vous prépare aux conditions de l’exercice en libéral : il n’y a aucun module de formation à la gestion, à la comptabilité, aux RH, j’ai appris sur le tas et j’ai trouvé cela passionnant ! » Tordant le cou aux clichés du praticien isolé dans sa clinique, Bertrand l’assure : il ne se voit pas exercer en solitaire : « Ce que je souhaite, c’est monter une véritable équipe, développer des compétences, et redynamiser ce territoire, sous-doté en médecins. Quand cette activité de chirurgie vasculaire sera suffisamment solide, nous nous lancerons dans un autre projet porteur pour le bassin Narbonnais » : une salle hybride regroupant toutes les compétences chirurgicales et radiologiques, « pour assurer une radioprotection optimale et une aseptie de bloc opératoire ».

 

 

 

 

Liberté chérie

Flambant neuf, l’Hôpital Privé du Grand Narbonne est comparable aux cliniques des grandes agglomérations, avec 276 lits et places de médecine et de chirurgie. « Il va nous permettre de consolider l’offre de soin », se réjouit Bertrand Saint-Lèbes. Jusqu’à proposer de la chirurgie complexe ? Il en profite pour tordre le cou à l’une des idées reçues sur l’hôpital privé : « bien sûr qu’on peut opérer des chirurgies complexes en libéral, il faut simplement une certaine infrastructure matérielle et humaine ! Notre établissement dispose d’un service de soins intensifs et accueille de nombreux spécialistes : cardiologues, néphrologues, urologues, viscéraux, neurochirurgiens, etc. »

Point non négligeable, Bertrand Saint-Lèbes a pu investir sur un plateau de consultation, au cœur de la Maison des consultations, adossée à l’établissement principal, soit un espace de 80 m2 où l’équipe de chirurgie vasculaire peut accueillir des patients tous les jours. Le dernier grand point positif d’un passage en libéral, selon lui, c’est la liberté : « pouvoir organiser ses plannings ! On s’engage sur une disponibilité et une qualité de prise en charge ; les jours de travail se divisent entre les créneaux fixes ou créneaux opératoires, et la planification plus souple des consultations, selon la demande. Le temps restant, je l’occupe pour assurer des consultations additionnelles, du travail administratif, des travaux de recherche (car oui, on peut continuer de faire la recherche en libéral !)... Et prendre du temps pour moi et ma famille ! »

 

 

Un autre regard sur l’exercice libéral, en collaboration avec le groupe Elsan

Portrait de Thomas Renou

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