CHU de Nice : les agents en grève pour demander la prime Covid-19 pour tous

Une centaine d’agents du CHU de Nice étaient en grève mardi dernier pour demander le versement pour tous de la prime Covid-19 de 1 500 euros. Une nouvelle grève est prévue mardi prochain.

À l’appel de la CGT, une centaine d’agents ont débrayé une à deux heures ce mardi 18 août devant les établissements de Pasteur et L’Archet à Nice, mais aussi à l’hôpital de Tende. Ils demandaient le versement pour tous de la prime Covid-19 s’élevant à 1 500 euros, qui a été distribuée aux agents afin de les remercier pour leur mobilisation exceptionnelle durant la crise sanitaire.

Contacté par WUD, le secrétaire général de la CGT du CHU de Nice, Stéphane Gauberti, reproche au directeur général du CHU et au maire de Nice, Christian Estrosi, de « ne pas avoir assez défendu notre dossier au ministère ».

Seuls 40 % des agents du CHU de Nice ont touché la prime exceptionnelle de 1 500 euros, selon la CGT. Pour quelles raisons ? Parce que les Alpes Maritimes ne font pas partie du premier groupe de départements qui sont les plus touchés par l'épidémie, comme en atteste le décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 relatif au versement d'une prime exceptionnelle. Le département rentre en effet dans le second groupe, ce qui signifie que « la prime s’élève à 500 euros pour tous les agents (tous métiers et grades confondus), plus 1000 euros pour 40 %, des agents », selon Stéphane Gauberti.

Prime réduite à 250 euros

Le secrétaire général de la CGT dénonce également le fait que certains agents aient subi des abattements sur cette prime, si bien qu’ils n’auraient reçu que 250 euros au lieu de 500 euros. À l’origine de ces abattements, « des absences durant la crise sanitaire, mais aussi des absences forcées : agents placés en réserve en raison d’une baisse d’activité ou de suspicions de contamination », selon Stéphane Gauberti qui demande donc « une requalification de certaines absences pour supprimer ces abattements ».

Pour l’heure, la grève de mardi dernier n’a pas fait bouger la direction qui « botte en touche et renvoie la balle vers le ministère », regrette Stéphane Gauberti qui annonce une nouvelle grève mardi prochain, de 9 à 11 heures. Tout en brandissant la menace suivante : « Si la prime de 1 500 euros n’est pas versée à tout le monde, certains ne répondront pas présents en cas de deuxième vague ».
 

Portrait de Julien Moschetti

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