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En cas de défaite dans ce scrutin qui devrait être marqué par une forte abstention, Stéphanie Rist a promis de démissionner de son poste de ministre, occupé depuis le 12 octobre.
« Mais nous allons gagner. Et je resterai ministre quand nous gagnerons », a martelé Stéphanie Rist devant quelque 300 personnes rassemblées lors d’une réunion publique le 9 novembre, à laquelle participait Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance.
Cette législative partielle est organisée à la suite du refus de son suppléant, Stéphane Chouin, maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, de la remplacer à l’Assemblée nationale.
Élue pour la première fois en 2017, Stéphanie Rist est devenue une figure du macronisme dans le Loiret. En cas de victoire, elle a annoncé qu’elle laisserait sa place à une nouvelle suppléante, Marie-Philippe Lubet, maire Horizons de la commune de Saint-Denis-en-Val.
Élue de justesse à la faveur du désistement de la candidate socialiste en juillet 2024, pour faire barrage au Rassemblement national, sa tâche s’annonce encore plus difficile cette fois, dans un contexte de faible participation attendue. Elle est pronostiquée entre 15 et 20 % des voix, comme lors des derniers scrutins de ce type.
Loin d'être gagné
Le candidat élu sera « celui qui réussit plus que les autres à mobiliser », tandis que chaque vote « compte pour quatre », a déclaré Stéphanie Rist, rhumatologue et ancienne rapporteuse du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée. « Beaucoup de gens ne sont pas informés de la tenue de cette élection, ma volonté est qu’ils aillent voter ».
Face à elle, l’opposition ne décolère pas, critiquant la tenue d’une élection jugée « coûteuse » pour les contribuables. « Je suis vraiment fâchée, ce scrutin est de l’inconséquence ou de l’opportunisme politique », fustige la candidate de la gauche et des écologistes, Ghislaine Kounowski. « Stéphanie Rist s’est engagée avec un suppléant qui lui avait dit dès le départ qu’il ne voulait pas y aller », affirme-t-elle, estimant que ce n’est « pas acceptable ».
En juillet 2024, Ghislaine Kounowski avait été devancée de 69 voix par Stéphanie Rist au premier tour (31,6 % contre 31,5 %), avant de se désister pour faire barrage à la candidate RN Tiffanie Rabault, arrivée troisième avec 28 %.
Cette fois, elle craint que la faible participation annoncée ne vienne totalement rebattre les cartes, d’autant qu’elle devra aussi composer avec la présence d’un candidat présenté par La France insoumise, Houari Belgherb, en l’absence d’accord similaire à celui de l’été 2024.
Le Rassemblement national espère ainsi que ces conditions profiteront à Tiffanie Rabault, de nouveau investie par le parti d’extrême droite. Également candidate à la mairie d’Orléans lors des prochaines municipales de mars, cette dernière a multiplié les sorties publiques pour tenter de mobiliser son électorat.
Nicole Maurice, candidate de Reconquête, qui avait obtenu 1,24 % des voix en 2024, complète la liste des personnalités en lice pour cette législative partielle.
Avec AFP