150 bougies, mais pas plus !

L’éternité semble encore bien loin ! D’après une étude publiée ce 25 mai, l’être humain ne serait capable de vivre que 120 à 150 ans. Une durée limitée par notre capacité de résilience.

120 a 150 ans. C’est le nombre d’années maximal que serait capable de vivre un être-humain, selon les recherches menées par des chercheurs de la société de biotechnologie Gero. « Le temps de récupération et la variance de DOSI (Dynamic Organism State Index) divergeraient simultanément à un point critique de 120 à 150 ans correspondant à une perte complète de résilience », écrivent-ils dans leur étude parue le 25 mai dernier dans la revue Nature Communications.

La longévité serait en effet le résultat de deux composantes selon les scientifiques. La première serait l’âge biologique ; un paramètre qui répondrait de facteurs extérieurs, comme les maladies chroniques, le stress ou encore le mode de vie. La seconde, quant à elle, correspondrait au temps de récupération. À savoir la rapidité à laquelle une personne se rétabli après avoir été soumis à un problème de santé.

Une dernière donnée qui diminuerait avec le temps jusqu’à entraîner « une perte complète » de la résilience. « En vieillissant, il faut de plus en plus de temps pour récupérer après un traumatisme, et en moyenne on passe de moins en moins de temps proche de l'état physiologique optimal », explique l'auteur de l'étude, Timothy V. Pyrkov, dans un communiqué. Avec l’âge en effet, les chercheurs ont constaté que le corps mettait plus de temps à récupérer, passant de deux semaines pour un quadragénaire en bonne santé à environ six semaines en moyenne pour les personnes âgées de 80 ans. « Cette découverte a été confirmée dans deux ensembles de données différents basés sur deux types différents de mesures biologiques - les paramètres de test sanguin d'une part et les niveaux d'activité physique enregistrés par des appareils portables d'autre part », indique les chercheurs.

« La perte de résilience prévue, même chez les individus les plus sains et les plus vieillissants, pourrait expliquer pourquoi nous ne constatons pas d'augmentation évidente de la durée de vie maximale, alors que la durée de vie moyenne augmentait régulièrement au cours des dernières décennies », poursuivent les chercheurs. Une découverte qui mettrait donc à mal les traitements préventifs contre les maladies liées à l’âge… « [Ils] ne pourraient qu'améliorer la durée de vie moyenne, mais pas la durée maximale, à moins que de véritables thérapies anti-âge aient été développées », précise le Pr Andrei Gudkov, l’un des auteurs. 

Portrait de Julia Neuville

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