Vaccination : petite piqûre de rappel pour les médecins

Jouez pas aux malins !

Interrogée sur la responsabilité des médecins dans l’obligation vaccinale, Agnès Buzyn a rappelé que ceux qui fourniraient des certificats de complaisance à des familles refusant les vaccins pourraient s’exposer au courroux de l’Ordre des médecins.

Lors d’une grand messe destinée à la presse organisée ce vendredi au ministère de la Santé, Agnès Buzyn était accompagnée de Daniel Levy-Bruhl, responsable de la vaccination à Santé publique France, et d’Anne-Claire Amprou, directrice générale adjointe de la DGS. Elle a rappelé les objectifs et la mise en oeuvre de l’obligation pour 11 vaccins, en vigueur depuis le 1er janvier 2018.

Interrogée par What’s up Doc sur le rôle et la responsabilité des médecins dans la politique vaccinale du gouvernement, elle a rappelé que les médecins qui tenteraient de contourner l’obligation seraient traités avec sévérité.

Liberté

Les médecins, et notamment les généralistes et les pédiatres, ont un rôle central dans la mise en place du dispositif, notamment dans l’information apportée aux patients, ont rappelé les trois acteurs présents. Ils seront inclus, comme le grand public, dans un grand plan de communication visant à les aider à convaincre leurs patients de la nécessité vaccinale.

Mais certains praticiens ont déjà émis des doutes quant à la pertinence de l’extension de l’obligation vaccinale. Agnès Buzyn a tenu à rappeler qu’il ne leur serait en aucun cas imposé de vacciner. « Aucun médecin ne peut obliger une famille à se faire vacciner. Si celle-ci veut s’y soustraire, ce sera son choix », a-t-elle notamment rappelé.

"Toi, tu vas avoir des problèmes"

En revanche, les praticiens qui décideraient de distribuer des faux certificats dépasseraient « la ligne rouge », a estimé la ministre, en soulignant le caractère intolérable de telles actions. « J’espère que l’Ordre des médecins prendra ses responsabilités – et je suis certaine qu’il le fera », a-t-elle insisté, avant de rappeler qu’un médecin a été récemment radié à vie par l’Ordre pour ces faits.

Elle a également mis l’accent sur les responsabilités pénales. « Si l’enfant meurt, ou s’il est victime d’une erreur diagnostique parce qu’on pense qu’il a été vacciné, la famille se retournera sans aucun doute contre le médecin. Je crois que la responsabilité pénale et déontologique est suffisante pour que les médecins réfléchissent à ne pas faire de faux certificat ». Bref, Agnès Buzyn met la pression.

Source: 

Jonathan Herchkovitch

Portrait de La rédaction

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