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Cette hausse de 26% des postes, après plusieurs années de stagnation, représente la plus importante parmi les spécialités médicales pour l'année universitaire 2026-2027, selon les chiffres du gouvernement officialisés par un arrêté publié le 4 août au Journal officiel.
Dans un communiqué, La SFD et le CEDEF présentent cette décision comme une première réponse à la pénurie de dermatologues et à l’allongement des délais de consultation. Ils soulignent les conséquences de ces difficultés d’accès aux soins pour la prise en charge des cancers cutanés, des maladies chroniques comme le psoriasis ou l’eczéma, ainsi que des infections sexuellement transmissibles.
« Cette augmentation est le fruit de notre persévérance collective. Elle témoigne de la reconnaissance de l’importance de la dermatologie dans le parcours de soins des patients », déclarent conjointement la présidente de la SFD, Dr Saskia Oro, et celle du CEDEF, Pr Caroline Gaudy.
Proche du nombre idéal
Les deux responsables jugent néanmoins cette progression encore insuffisante : « Nous restons mobilisés pour que cette dynamique se poursuive, afin d’atteindre un nombre de postes à la hauteur des besoins réels. »
Selon les chiffres avancés dans leur communiqué, la France compte 3,26 dermatologues pour 100 000 habitants. La SFD et le CEDEF réclament un plan pluriannuel permettant d’atteindre au moins 150 postes d’internes par an d’ici à 2030, ainsi qu’une meilleure répartition territoriale des futurs spécialistes.
Au total, 10 260 postes d’internes en médecine ont été ouverts pour l'année universitaire à venir, contre 8 919 l'an dernier. Une hausse globale de 15 % qui profite à plusieurs spécialités en tension.
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