© ChatGPT
« Ce texte ne peut susciter l’esprit de fête que chez des personnes ayant perdu tout sens de l’humanité, de l’éthique et du sacré », écrivent les signataires de ce texte publié dans le Journal du Dimanche, dont François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président du parti Les Républicains.
Ils réagissent notamment à une rencontre, finalement reportée après une polémique, avec les membres de la Convention citoyenne sur la fin de vie, initialement prévue le 15 juillet après le vote définitif de la loi ouvrant un droit à mourir.
Selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, il s'agissait d’« échanger pour ce qui est finalement la fin d'un cycle qui a duré maintenant près de quatre ans pour la construction de cette loi ».
Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a reconnu des « erreurs » dans sa communication, comme les mots « célébration » et « cocktail ».
Régler « l'accès défaillant aux soins palliatifs »
« Telle est la France de 2026. Celle où célébrer la mort devient joyeux », jugent les signataires de la tribune.
Pour eux, « nul ne devrait se réjouir qu’une courte majorité de parlementaires règle bientôt le scandale de l’accès défaillant aux soins palliatifs – moins d’un Français sur deux qui en aurait besoin, selon la Cour des comptes – par un accès aussi large à l’administration de la mort. »
La proposition de loi sur l'aide active à mourir est en passe d'être adoptée définitivement mercredi par le Parlement. Elle autorise pour la première fois en France l'assistance au suicide, voire l'euthanasie, avec une série de conditions.
Le président du Sénat Gérard Larcher a déclaré vouloir saisir le Conseil constitutionnel si le gouvernement donnait le dernier mot le 15 juillet aux députés sur ce texte, rejeté trois fois par la Haute assemblée.
Avec AFP