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À la demande de l’ANSM, l’Agence européenne du médicament (EMA) a réévalué les bénéfices et les risques du finastéride et du dutastéride, appartenant à la même classe pharmacologique que le finastéride, l’un des traitements les plus connus contre la chute de cheveux chez l’homme.
Les pensées suicidaires ont été confirmées comme effet secondaire du finastéride, selon l’EMA qui a pris des mesures pour limiter ce risque, mais il n’a pas été possible d’établir un lien entre les pensées suicidaires et le dutastéride.
Un avertissement concernant les troubles de l’humeur, incluant la dépression, l’humeur dépressive et les pensées suicidaires, figure déjà dans les informations sur le finastéride.
Les patients qui présentent des changements d’humeur doivent consulter un médecin et, s’ils prennent du finastéride 1 mg, interrompre le traitement.
Les médecins recevront un courrier
Les notices des comprimés de finastéride (dosage 1 mg) indiqueront désormais aux patients qu’ils doivent consulter un médecin s’ils présentent des troubles sexuels (tels qu’une baisse de la libido ou une dysfonction érectile), ces effets pouvant contribuer à des changements de l’humeur, selon l’EMA.
« Une carte d’information pour les patients sera incluse dans les boîtes de comprimés de finastéride 1 mg pour leur rappeler ces risques et les informer de la conduite à tenir », ajoute l’agence européenne.
Même s’il n’a pas été possible d’établir un lien entre les pensées suicidaires et le dutastéride, sa notice comportera aussi, par mesure de précaution, des informations sur le risque possible de troubles de l’humeur, y compris des pensées suicidaires.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/bientot-un-medicament-rembourse-pour-soigner-lalopecie
Les professionnels de santé vont être, quant à eux, « informés de ces modifications par un courrier ».
Néanmoins, l’ANSM considère, sur la base d’une expertise de pharmacovigilance, que ces mesures prévues au niveau européen « ne suffisent pas à réduire efficacement le risque d’idées suicidaires » et estime qu’il « faut protéger davantage les patients ».
Elle préconise notamment qu’en cas de traitement prolongé par finastéride, « une réévaluation de sa pertinence » soit régulièrement réalisée lors d’une consultation médicale.
Avec AFP
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