Six mois de sursis requis contre l’urologue accusé de harcèlement

L’ex-chef du service urologie au CHU d’Angers, Abdel Rahmène Azzouzi, a été jugé pour harcèlement sexuel le 14 juin. Il encourt six mois de prison avec sursis et une amende de 10 000 euros.

Accusé de harcèlement sexuel sur une collègue, Abdel Rahmène Azzouzi, urologue de renommée internationale et ex-chef du service urologie du CHU d’Angers, comparaissait vendredi 14 juin au tribunal correctionnel. La peine requise est de six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende.

L’affaire a commencé en juin 2018. Le médecin urologue aurait été très insistant sur ses intentions de se rapprocher de sa collègue. Les attentions déplacés sont, entre autres : une vingtaine de textos, des chocolats, un DVD ou encore une enveloppe contenant 200 €. Il a continué ces cadeaux pendant une période s'étalant de juin 2015 à mai 2018, et ce même malgré des demandes répétées de la destinataire de mettre fin à ces avances. D’un côté, on a l’urologue et son avocate, Me Samim Bolaky qui reconnaît un harcèlement, certes, mais pas sexuel. Il ajoute que « monsieur Azzouzi, ce n’est pas un homme qui saute sur les femmes ». 

Maladroit ou Malveillant ?

De l’autre côté, la plaignante qui ne considère pas les attentions de M. Azzouzi comme de la « drague maladroite ». De plus, le médecin s’était procuré son adresse sans son accord, en fouillant dans son dossier médical.

L'affaire est compliquée par des accusations de racisme. M. Azzouzi a d’ailleurs porté plainte contre la plaignante, le CHU d’Angers, sa directrice et le doyen de la faculté de médecine, pour « discrimination », estimant avoir été traité différemment en raison de ses origines. Ce n’est pas la première fois que le docteur accuse des institutions publique de racisme. En 2015, il avait annoncé sa démission d’élu municipal via une tribune parue dans Le Monde des Religions où il dénonçait la « politique islamophobe de l’État français ». Dans le cas de son procès, le verdict sera annoncé le 18 juillet.

Portrait de Angela Herrmann

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