Ségur de la santé : reprise des négos avec les médecins

Voulant arracher à tout prix un accord avec les médecins, le ministre de la Santé Olivier Véran a convoqué de nouveau les syndicats à 15h30, aujourd'hui. 

Branle-bas de combat ! Olivier Véran, ministre de la Santé, qui semble vouloir arracher à tout prix un accord avec les syndicats de praticiens hospitaliers, a convoqué de nouveau les syndicats de praticiens hospitaliers pour arracher un accord dans la dernière ligne droite. Problème : les convocations sont parties deux heures avant le début de la réunion, qui a lieu ce jour à 15h30. Ainsi l’un des principaux syndicats de praticiens hospitaliers, Action praticien hôpital (APH), ne pourra être présent. « Sur la forme cela manque de correction », regrette Jacques Trévidic, qui avait quitté la capitale dans la matinée. « Nous avons tout fait pour repousser cette réunion à lundi, mais le ministre n’a rien voulu entendre », ajoute-t-il. « Nous sommes solidaire de l’APH et nous ne nous joindrons pas à cette réunion », a expliqué Emmanuel Loeb, président de Jeunes médecins. Ne seront présents lors de cette réunion que l’INPH, la CMH et le Snam-HP. D’aucuns pensent que ces syndicats sont prêts à signer un accord qui stipuleraient une augmentation à 1070 ou 1080 euros de la prime d’indemnité exclusif de service public (IESP), la création de deux à trois échelons en fin de carrière et la prise de la 5e place horaire dans les 18 mois qui suivent. « Je ne pense pas qu’une IESP augmentée ramène les médecins à l’hôpital. Nous avons proposé de faire en sorte que les débuts de carrière soit mieux valorisés, grâce aux reprises d’ancienneté par exemple, mais cela ne nous a pas été accordé », explique Emmanuel Loeb.  

"Quels sont les projets d'avenir ?"

Revenant sur la négociation d'hier, les syndicats APH et Jeunes médecins ont par ailleurs signé un tract commun, où ils dénoncent l’échec de ce Ségur de la santé : « Après six semaines de réunions, après des heures passées à écrire des contributions, à participer aux discussions, en demandant l’ouverture de négociations et non de simples concertations […] Le ministre nous annonce froidement que nos demandes sont totalement déraisonnables, et que l’enveloppe dédiée aux praticiens dans le cadre du Ségur est immédiatement diminuée, retombant à 300 millions d’euros, sans signature d’accord, et ce dernier quitte la réunion « de négociation ».
Les syndicats, constatant une absence de négociation de la part du ministère de la Santé, se demande : « Mais quels sont les projets d’avenir de notre gouvernement ? Une gestion ultra-libérale de la santé au détriment d’un pourcentage « acceptable » de la population ? La démission programmée de praticiens engagés dans leur vocation à soigner tout le monde sans distinction ? La création d'une politique de santé non pas publique mais privée ? » Réponse en fin de journée…

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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