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L'organisme continental, basé à Washington, s'alarme notamment de « retenues salariales massives », de « confiscations de passeports » et de « menaces de prison » contre ceux qui abandonnent une mission à l'étranger, sur la base de 71 témoignages recueillis auprès de professionnels de santé cubains, principalement au Venezuela.
Depuis 2003, ce pays est le principal bénéficiaire de ce que l'on appelle les « missions internationalistes », développées dans les années 1960 par le gouvernement cubain, officiellement au nom de la solidarité internationale, mais devenues au fil du temps un instrument de vente de services à des pays tiers.
Selon les statistiques officielles cubaines citées dans le rapport, ces missions ont rapporté 4,882 milliards de dollars à l'île en 2 022, ce qui en fait sa principale source de devises étrangères.
À peine 4 dollars
La CIDH relève des éléments compatibles avec des situations de travail forcé et, dans certains cas, de traite de personne.
« On me donnait une petite allocation (quatre dollars) et avec ça, je ne pouvais rien acheter. Je n'avais pas assez pour le sucre et le café (…) Je ne prenais qu'un seul repas par jour », déclare un soignant resté anonyme par crainte de représailles, auprès de l'organisme.
Selon les organisations de défense des droits de l'homme citées dans le rapport, les professionnels de santé cubains ne reçoivent qu'entre 2,5 % et 25 % de ce que les pays bénéficiaires versent à Cuba, un niveau insuffisant selon la CIDH pour « subvenir dignement à leurs besoins ».
La commission documente également la confiscation du passeport dès l'arrivée dans le pays d'affectation, ainsi que le gel des salaires sur des comptes bancaires à Cuba, auxquels les participants ne peuvent accéder que s'ils reviennent sur l'île.
Des missions cubaines sont également déployées en Amérique, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.
Avec AFP
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