Procès du médecin qui aimait palper les policières

Les palpations étaient-elles indispensables ?
Les palpations étaient-elles indispensables ?

Le 14 mai dernier est passé devant le tribunal correctionnel de Mets le docteur, médecin inspecteur régional de police, qui aimait un peu trop palper, lors des visites médicales, de jeunes policières âgées entre 23 et 25 ans. 

Le 14 mai se tenait le procès du médecin inspecteur régional de la police de la région Grand Est, le dr Frey, pour des faits d’agressions sexuelles.  Selon un communiqué du syndicat de policiers Vigi, ce médecin est poursuivi par une dizaine de jeunes policières, qui l’accusent d’agression sexuelles. Une première alerte avait été lancée le 24 octobre 2018 par le syndicat Vigi, qui avait demandé une expertise de ce médecin inspecteur régional (Mir). rebelote le 17 novembre 2018, avant que le ministre de l’Intérieur ne réponde le 28 novembre, en indiquant qu’il « a pris connaissance des observations"', et que la direction générale de la police nationale (DGPN) a été saisie. Mais contre toute attente, c’est le secrétaire général de Vigi, Alexandre Langlois, qui est convoqué pour un entretien disciplinaire. Motif : il n’a pas respecté son devoir de réserve en dénonçant les agissements de ce médecin. Mais le 7 février 2019, le scandale éclate lorsque 9 policières décident de porter plainte contre ce médecin pour agressions sexuelles. 

Palpations dérangeantes

Lors de l’audience qui s’est donc tenue ce 14 mai, au tribunal correctionnel de Reims, les avocats des plaignantes sont rentrées dans le détail. Elles l’accusent de gestes déplacés lors de visites médicales professionnelles, entre 2014 et 2016 à Mulhouse et juin 2018 à Reims. En particulier de leur palper avec insistance la poitrine. Lorsque l’on lui demande pourquoi il se sentait dans l’obligation de pratiquer ces palpations, le MIR a répondu qu’il recherchait d’éventuels signes pathologiques comme des cancers.

Un autre médecin inspecteur régional, appelé à témoigner à la barre, a pour sa part affirmé qu’il n’avait jamais procédé à de pareilles palpations… 

 

 

Le procureur a requis contre ce médecin 18 mois de prison avec sursis, obligations de soins pour « psychorigidité » , et interdiction d’exercer, selon le syndicat VIGI. Lequel syndicat informe que 12 autres plaintes sont en cours d’instruction. Le jugement de ce premier procès sera rendu le 18 juin prochain. Entre-temps, le médecin passera de nouveau devant le tribunal de Metz le 6 juin prochain, cette fois-ci en tant que plaignant. Il poursuit le syndicat VIGI pour diffamation. 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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