« Le système français a été un modèle pendant très longtemps, mais il s’est aujourd’hui dégradé », a diagnostiqué David Lisnard lors d’une conférence de presse où il a présenté ses « prescriptions » pour le secteur de la santé s’il était élu président dans un an.
Cap sur la bureaucratie
Après avoir visité une clinique parisienne du groupe ICPC, le maire de Cannes, qui a quitté Les Républicains pour se lancer dans la présidentielle, a fustigé « une vision technocratique de l’organisation des choses ».
Le président de Nouvelle Énergie a notamment pris l’exemple de la formation des médecins : « Vous avez une demande qui augmente par le vieillissement et une offre qui se réduit par le numerus clausus au point que le nombre de médecins a diminué », s’est-il emporté, dénonçant « un système de mabouls » qui oblige les Français à partir à l’étranger pour effectuer leurs études. Même si en réalité le numerus clausus n'est plus en vigueur.
Un tacle indirect à Emmanuel Macron
Il a ainsi pris le contrepied du président Emmanuel Macron, qui avait fustigé, une semaine plus tôt, « les mabouls qui veulent se fâcher avec l’Algérie », lors d’une visite d’hôpital, à propos des praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue) venant travailler en France.
Repenser les dépenses
Pourfendeur de la bureaucratie, David Lisnard estime que « la France dépense 60 milliards de plus que la moyenne européenne dans la santé. On n’est pas sur un problème de moyens, mais sur un problème d’affectation ».
Il affiche son intention de ramener à 23-24 % « le taux de non-soignants dans les hôpitaux en France, qui est actuellement du tiers des effectifs ».
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/administratifs-partout-medecins-nulle-part
Supprimer les ARS
Le président de l’Association des maires de France propose de « libérer la sur-administration ». Sa mesure phare consiste à supprimer les ARS, dont la moitié « des 9 000 effectifs seraient redéployés dans les préfectures ».
Lutter contre les déserts médicaux
Précisant que « 87 % du territoire national est en désert médical », il souhaite instaurer « une véritable politique de prévention : plus on traite l’amont, moins l’aval est cher », a-t-il assuré.