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Cette bactérie circule à un niveau sans précédent depuis plusieurs années en France, une situation liée à la fois à la levée des restrictions anti-Covid et au cycle de propagation propre à ce pathogène.
Cette forte circulation, également observée dans d'autres pays européens, se traduit notamment par un taux inhabituel de pneumopathies, largement attribuées à cette bactérie même s'il est difficile d'établir la proportion exacte à laquelle elle est impliquée.
L'immense majorité des infections sont bénignes et guérissent spontanément, aucun décès n'ayant pour l'heure été rapporté, mais certains cas peuvent nécessiter une hospitalisation.
Selon les dernières données, provenant du réseau SOS Médecins et des hôpitaux et remontant à mi-décembre, ces infections, qui ont notamment frappé les moins de 15 ans, connaissent une légère baisse mais restent à des niveaux très supérieurs à ceux des années précédentes.
Dans ce contexte, la HAS rappelle aux médecins la conduite à tenir face à des symptômes d'infections respiratoires. Même si une grande partie de ces dernières peuvent être liées à des virus plus largement diffusés - grippe, Covid, virus respiratoire syncitial à l'origine de la bronchiolite - que la bactérie mycoplasma, celle-ci doit faire partie des suspicions.
La thérapie par macrolides doit être débutée sans attendre
"Fièvre légère, toux, céphalée, malaise... les symptômes d'une pneumonie à M. pneumoniae sont comparables aux symptômes d'autres maladies hivernales", souligne la HAS.
Mais une infection au mycoplasme doit être envisagée immédiatement s'il y a des signes "extra-respiratoires", qui peuvent être dermatologiques ou neurologiques. Sinon, c'est l'inefficacité d'un traitement à l'amoxicilline, un antibiotique courant, qui doit faire suspecter après deux-trois jours la présence de la bactérie.
Dans ce cas, il faut passer à un traitement par un autre type d'antibiotiques, les macrolides, et vérifier par radiographie la présence du mycoplasme.
Mais la thérapie par macrolides "doit être débutée sans attendre les résultats de la radiographie de thorax", prévient la HAS.
Plus généralement, cette vague venant s'ajouter aux autres grandes infections respiratoires en cours, l'autorité souligne "la nécessité de respecter les gestes barrières, et plus particulièrement le port du masque chirurgical pour les patients et les professionnels de santé".
Avec AFP
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