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Par une ordonnance datée du 22 janvier 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Caen a mandaté deux spécialistes, un médecin de l’hôpital Cochin à Paris et un neurochirurgien du Kremlin-Bicêtre, pour examiner la prise en charge du patient.
Selon les éléments versés à la procédure, l’homme avait initialement consulté en 2023 pour des « douleurs au dos », sans lien avec un traumatisme. Les examens avaient révélé une « hypercyphose dorsale », ainsi qu’une atteinte de la moelle épinière et une « déformation majeure » de l’axe du corps.
Une première opération correctrice a été réalisée au CHU de Caen le 24 novembre 2023. À la suite de cette première intervention, des complications se sont succédées.
Des analyses ont mis en évidence la présence d’une bactérie, conduisant à une reprise chirurgicale de la cicatrice et à la mise en place d’un « traitement antibiotique élargi ». Une troisième intervention a été pratiquée le 16 décembre 2023, suivie, quelques jours plus tard, de la découverte d’une « bronchopneumopathie bactérienne ».
Établir les responsabilités
Malgré une intensification du traitement, le patient, qui présentait des douleurs persistantes, s’est réveillé le 6 janvier 2024 avec une paralysie complète, selon son avocat.
Des examens complémentaires ont alors révélé une « fracture complète » d’une vertèbre. Un « fécalome », lié à un dysfonctionnement des nerfs contrôlant l’intestin, a également été diagnostiqué.
Malgré une rééducation d’environ huit mois, le patient reste paralysé. « Un praticien du service de neurochirurgie du CHU de Caen a constaté […] que la paraplégie […] demeurait complète », indique l’ordonnance judiciaire.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/impuissant-face-lerreur-medicale
Le 3 décembre 2024, le patient a été, à nouveau, hospitalisé d'urgence pour une cinquième reprise chirurgicale, avant un transfert vers le centre hospitalier de Falaise (Calvados).
L'expertise doit permettre d’examiner « les faits » et de déterminer si la responsabilité des établissements est engagée, notamment en cas de « manquement aux règles de l’art médical ».
Les experts disposent d’un délai fixé au 26 mai 2026 pour remettre leur rapport, qui servira de base à une éventuelle décision d’indemnisation.
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