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Les agents de la fonction publique hospitalière sont aujourd'hui « les derniers travailleurs », secteurs public et privé confondus, à ne pas bénéficier d'une prise en charge à 50 % par l'employeur du coût de leur complémentaire santé, selon l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-Sud-Unsa.
Les personnels attendent aussi une participation pour le financement de la prévoyance (risques lourds : invalidité, incapacité, décès), déjà obtenue par les autres fonctionnaires.
Une enveloppe revue à la hausse
Les discussions entamées début 2026 ont longtemps achoppé, le ministère ne proposant initialement que 400 millions d'euros, sans aucune perspective sur la prévoyance. L'intersyndicale estime qu'il faudrait, mutuelle et prévoyance incluses, 800 millions d'euros annuels.
Mercredi, les services ministériels ont finalement avancé la somme de 489 millions d'euros pour la complémentaire santé, qui correspondrait à environ 40 euros mensuels par agent, ont rapporté à l'AFP plusieurs syndicalistes.
Selon le document sur la table, cela permettrait de couvrir à 100 % le coût du « panier de soins minimal » prévu par les textes.
Cela inclut la prise en charge du ticket modérateur, l'ensemble du reste à charge hospitalier, ainsi que des garanties sur le dentaire et l'optique, mais pas les dépassements d'honoraires. Les agents pourront choisir de payer pour des garanties supplémentaires.
La prévoyance reste en suspens
L'exécutif promet d'inscrire dans l'accord une « clause de revoyure » pour de futures négociations sur la prévoyance.
« Il y a des avancées » mais « on veut un engagement ferme » : entamer « immédiatement » les travaux sur la prévoyance en cas de signature, a commenté Loïc Le Noc, représentant de la CFDT Santé-Sociaux.
Un report à 2028 qui crispe
Le ministère envisage par ailleurs une entrée en vigueur début 2028, alors que la dernière loi de financement de la Sécurité sociale prévoyait cette évolution début 2027. Dans l'attente, les hospitaliers se verront proposer un « versement forfaitaire » de 15 euros mensuels seulement, ce qui n'est « pas satisfaisant », a-t-il jugé.
« Il y a un bougé » mais « 15 euros, c'est très pauvre », et « les négociations sur les détails, comme la question des ayants droit (conjoints, enfants...) n'ont pas débuté », a de son côté jugé Grégory Leduc (Force ouvrière), qui attend « un engagement beaucoup plus ferme qu'une clause de revoyure ».
Trois nouvelles réunions sont programmées, dont la dernière le 7 octobre.
Avec AFP