Les stars ont des agents… pourquoi pas les médecins ?

Du nouveau dans le monde du recrutement médical

Le tout nouveau cabinet MedCorner veut fournir un accompagnement sur mesure aux médecins qui cherchent à s’installer en clinique. Alors, promesse creuse ou véritable innovation ?

« Renverser le paradigme du recrutement médical ». Rien que ça. C’est ce que promet Julien Omnès, fondateur et (pour l’instant) unique membre du cabinet MedConer. Ce jeune entrepreneur nantais entend faire ce que, d’après lui, les chasseurs de têtes ne font pas : vraiment accompagner les médecins qui cherchent à s’installer en clinique… un peu à la manière d’un agent de star ou de joueur de foot.

« Je constate que les recruteurs se positionnent du côté de la clinique, et pas suffisamment du côté du candidat », explique Julien. « Moi, je ne cherche pas un candidat pour une clinique, mais une clinique pour un candidat. » Sa cible : l’interne, le chef de clinique, l’assistant, qui souhaite s’installer mais manque de contacts.

C’est pareil, mais c’est différent

Sur le papier, sa démarche n’a rien de révolutionnaire. Tout commence par la définition du besoin. Cela se fait au cours d’une discussion approfondie avec le candidat, au besoin étalée sur plusieurs entrevues espacées de quelques mois.

Une fois que le projet est précisé, Julien utilise son réseau perso (notamment construit chez le recruteur Hudson et le groupe de cliniques Elsan) pour présenter son poulain à différents établissements, mais il assure qu'il n'hésite pas à aller au contact dans les cliniques qu'il ne connaît pas. Les choses se déroulent d’abord de manière anonyme, jusqu’à ce que le candidat décide de se dévoiler. Et à la fin, c’est la clinique qui paie.

Sulfater du CV, c’est so 2016

C’est peut-être là que le bât blesse. Comment s’assurer qu’au final, MedCorner défendra bien les intérêts du médecin, et non ceux de la clinique ? Eh bien, il faut se fier à sa parole. « Mon vrai client, certes à titre gracieux, c’est le médecin », assure l’entrepreneur. « Je ne veux pas sulfater du CV : quand je présente un médecin, je veux que 90 % du projet soit sécurisé. »

Reste que si l’affaire ne se fait pas, l‘entrepreneur sera tenu de présenter d’autres candidats à l’établissement, ainsi que le stipulent habituellement les contrats entre cliniques et cabinets de recrutement. Il devra donc bien, contrairement aux principes qu’il professe, chercher un candidat pour une clinique et non l’inverse. « C’est une obligation de moyens, pas de résultats », tempère Julien.

Ayez confiance !

Une chose est sûre, c’est que MedCorner répond à un besoin. « C’est une idée novatrice », reconnaît une ancienne recruteuse qui souhaite garder l’anonymat. « Mais à condition d’avoir un réseau magnifique de cliniques », ajoute-t-elle aussitôt.

Difficile de juger de la taille du réseau de MedCorner : l’entreprise n’a, de l’aveu même de son créateur, pour l’instant que huit médecins dans son escarcelle. En même temps, ça ne coûte rien d’essayer. Julien Omnès donne donc rendez-vous aux personnes intéressées sur sa page LinkedIn… en attendant la mise en ligne prochaine d’un vrai site internet.

Source: 

Adrien Renaud

Portrait de La rédaction

Vous aimerez aussi

Et encore, les enfants sont plus raisonnables
Les réactions outrées fleurissent alors que les modalités d’application se précisent
Formations ou expériences ? C'est sûr, la différence n'est pas toujours une évidence. Et pourtant, va bien falloir s'forcer pour les distinguer car...

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.