La députée Caroline Fiat récompensée par l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament

L’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament vient de remettre à la députée Caroline Fiat (LFI) le prix de la transparence dans les politiques du médicament 2019 France.

Le grand public l’avait découverte mi-février dernier. La députée Caroline Fiat (LFI) désirait rendre hommage à l’infirmière mortellement poignardée par un patient à travers une minute de silence à l'Assemblée nationale. Une demande refusée par Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale.
 
Dix jours plus tard, l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament vient de lui remettre le prix de la transparence dans les politiques du médicament 2019 France, qui a récompensé deux personnalités (Caroline Fiat et Luca Li Bassi (1)) en reconnaissance d'actions qui ont contribué à la mise en œuvre de la transparence dans les politiques du médicament et des produits de santé, en particulier celle liée aux questions des prix et du financement de la recherche et du développement (R&D).
 
Caroline Fiat a reçu le prix pour avoir défendu avec d’autres députés et sénateurs « des amendements sur la transparence dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 », selon l’Observatoire qui estime que la bataille autour de ces amendements est « un exemple unique au monde, à ce jour, de la mise en œuvre de la résolution de l’AMS 72 (72ème Assemblée mondiale de la santé) dans un cadre législatif ».

Caroline Fiat est aussi la première aide-soignante à entrer à l’Assemblée où elle siège à la commission des Affaires sociales. Ses combats portent prioritairement sur les thématiques de santé, que ce soit dans l’hémicycle ou sur le terrain « comme en témoignent ses nombreuses interventions et les rapports parlementaires qu’elle a rendus sur la situation dans les EHPADs, la psychiatrie, l’AME (aide médicale d’Etat), le scandale de la Dépakine, ou encore sa proposition de loi sur l’euthanasie et la fin de vie », précise l’Observatoire.

Pour l’Observatoire de la transparence, la transparence est « primordiale pour garantir l'accès aux médicaments essentiels, et pour la pérennité des systèmes de santé ». Elle permet également « une prise de décisions réfléchie et éclairée qui garantisse l'accès aux médicaments pour tous, un droit humain fondamental ».

D’autant plus que les prix des derniers traitements mis sur le marché par les firmes pharmaceutiques « s'envolent, excédant parfois les millions d'euros par traitement. Ces prix très élevés constituent des entraves à l'accès aux médicaments et menacent des systèmes de santé solidaires comme en France », ajoute l’Observatoire qui en a profité pour régler ses comptes avec Olivier Véran, le nouveau ministre de la Santé, à qui il aurait souhaité remettre un prix pour avoir été le co-auteur d’un amendement sur la transparence avec Caroline Janvier et Caroline Fiat.

« Mais son rejet de l’ensemble des amendements portant sur la transparence en première lecture a amené le Conseil constitutionnel à censurer l’amendement qu’il avait co-écrit. Depuis, l’actuel ministre de la santé n’a jamais plus communiqué pour réaffirmer son soutien au texte censuré. Mais nous espérons pouvoir lui remettre ce prix à l’avenir. »

1 : ancien directeur général de l’agence italienne du médicament (AIFA), Luca Li Bassi a reçu le prix 2019 de la transparence « international » pour avoir présidé les négociations de la résolution historique sur « la transparence des marchés de médicaments, de vaccins et d’autres produits sanitaires» lors de la soixante-douzième Assemblée mondiale de la santé en mai dernier.

Portrait de Julien Moschetti

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