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Le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions vient d’annoncer l’envoi de deux infectiologues depuis les Pays-Bas afin de rejoindre le bateau et d’assurer le suivi médical à bord. « Deux infectiologues, actuellement en route depuis les Pays-Bas, embarqueront à bord du MV Hondius et resteront à bord du navire après son départ prévu du Cap-Vert », a indiqué la compagnie dans un communiqué.
Le médecin du bord, gravement atteint, devait initialement être transféré vers les Canaries par avion médicalisé. Mais selon une source proche de la présidence des Canaries citée par l’AFP, ce vol a finalement été « annulé », sans précision officielle sur les raisons de cette décision.
Des autorités canariennes très réservées
Depuis plusieurs jours, le gouvernement des Canaries affiche sa réticence face à l’arrivée du navire dans l’archipel espagnol. Les autorités locales estiment ne pas disposer d’assez d’informations sur la situation sanitaire à bord et sur les risques éventuels de transmission.
« Ce que le gouvernement des Canaries déplore, c’est qu’il n’y ait pas assez d’informations pour savoir s’il y a des risques auxquels il faut faire face », a déclaré cette même source à l’AFP.
Le président des Canaries, Fernando Clavijo, avait déjà dénoncé plus tôt une gestion « improvisée » du dossier par Madrid, demandant davantage de garanties sanitaires avant toute opération de débarquement ou d’accueil de patients.
Un foyer sous surveillance internationale
Le MV Hondius, navire d’expédition parti d’Argentine pour une traversée transatlantique, se trouve actuellement près du port de Praia, au Cap-Vert. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que plusieurs cas d’hantavirus avaient été identifiés à bord.
Selon les autorités sanitaires, trois personnes sont décédées depuis le début du foyer épidémique. Plusieurs autres cas suspects restent sous surveillance médicale.
Les autorités sud-africaines ont indiqué avoir identifié chez certains patients la souche andine de l’hantavirus, la seule connue à ce jour pour pouvoir se transmettre entre humains, même si ce mode de transmission reste considéré comme rare et nécessite généralement des contacts rapprochés.
Les autorités sanitaires européennes poursuivent l’évaluation du risque à bord du navire afin de déterminer quelles personnes pourraient nécessiter une évacuation supplémentaire ou une prise en charge spécifique.
L’OMS et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) suivent désormais le dossier de près, alors que l’affaire suscite une forte attention médiatique et politique en Espagne.
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