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« Cette épidémie a été marquée par un niveau d’intensité faible à modéré en médecine de ville » mais un impact « plus important à l’hôpital », rapporte Santé publique France dans un bilan des principales épidémies hivernales.
Et « l’impact de l’épidémie de grippe 2025-26 sur la mortalité a été élevé » à son pic dans les premières semaines de janvier, ajoute l’agence.
Il est trop tôt pour avoir des estimations précises sur le nombre de décès directement occasionnés par la grippe, mais la surmortalité enregistrée sur la période de manière générale en donne un indice : cet « excès de mortalité toutes causes » est estimé à 12 700 décès contre 17 900 un an plus tôt.
La grippe semble donc avoir été moins sévère que lors de la précédente saison, particulièrement violente. La maladie avait tué un nombre plutôt élevé de patients, principalement âgés, en plus d’envoyer à l’hôpital une proportion inhabituellement importante d’enfants.
Vaccination légèrement en hausse
Cette saison, l’épidémie a duré moins longtemps et, surtout, n’a connu qu’un pic, alors qu’elle avait rebondi après un premier sommet un an plus tôt. Autre différence : une seule souche a dominé cette fois les virus en circulation, contre plusieurs un an plus tôt.
Enfin, les taux de vaccination se sont un peu améliorés même s’ils restent loin des objectifs : près de la moitié (49,6 %) des personnes jugées à risque se sont fait vacciner dont 56,7 % des plus de 65 ans. Le vaccin, lui, n’a eu qu’une efficacité « modérée » (30 % pour éviter des symptômes), semblable à l’année précédente.
Pour les deux autres grandes épidémies, la saison a été calme. Chez les bébés, la bronchiolite a été de « courte durée » et de « faible intensité ». Le Covid, lui, n’a donné lieu qu’à un « faible recours aux soins ».
Avec AFP
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