Fin de grève dans la première clinique de France

Les salariés du centre hospitalier privé (CHP) Saint-Grégoire (Rennes) ont voté mercredi soir la reprise du travail après 10 jours de grève. 
 

Dix jours de mobilisation auront été nécessaires pour que les syndicats du centre hospitalier privé (CHP) Saint-Grégoire de Rennes (groupe Vivalto Santé) obtiennent gain de cause.
 
Lancée à l'appel d'une intersyndicale rassemblant la CFDT, la CGT et SUD santé-sociaux, la grève avait commencé lundi 25 mars. Les syndicats dénonçaient une dégradation des conditions de travail depuis plusieurs années et réclamaient des effectifs supplémentaires ainsi qu'une revalorisation salariale.
 
La clinique (500 lits et places, 841 salariés, 271 médecins) avait dû reporter toutes les interventions programmées. Seules les interventions chirurgicales urgentes et le suivi des patients atteints de cancer étaient assurés pour garantir une prise en charge de qualité aux patients. Quant à la maternité et au service des urgences, ils fonctionnaient normalement.
 
Une rencontre organisée mardi avec la préfète Michèle Kirri et Stéphane Mulliez, qui assure l'intérim de la direction générale de l'agence régionale de la santé (ARS) Bretagne, avait permis de renouer le dialogue entre syndicats et direction. Si bien que les négociations portant sur les salaires et les conditions de travail avaient débuté.
 

Une augmentation minimale de 1 % sur les salaires

Après 4h30 de discussions mercredi matin, la majorité des salariés présents s'est prononcée en faveur d’une proposition de l’intersyndicale pour débuter les négociations. Résultat, un protocole de fin de grève était signé hier à 17 heures. 
 
L'activité de la clinique a donc repris ce jeudi matin et des négociations devaient s'ouvrir avec une augmentation minimale de 1 % sur les salaires. "La proposition chiffrée sur les salaires sur laquelle nous débutons les négociations est de 1 %. L'an passé, à l'issue des négociations, les élus avaient obtenu 0 % et l'année précédente 0,5 %", a précisé Fabienne Le Buhan, déléguée CGT. Cette augmentation des salaires de 1 % est prévue en deux temps avec une hausse de 0,7 % en avril puis 0,3 % en juillet.
 
Le protocole de fin de grève comprend aussi l'ouverture du nombre de lits et de vacations en fonction du personnel disponible, tandis que les négociations sur les conditions de travail devaient reprendre jeudi.
 
"Nous avons aussi des engagements sur le fonctionnement des blocs opératoires. Il faut arrêter de les surcharger. Il va aussi y avoir un nouvel audit du personnel dans les services pour évaluer les besoins", a indiqué Fabienne Le Buhan à France Bleu.
 

Source: 

Avec APMnews

Portrait de Julien Moschetti

Vous aimerez aussi

Un médecin urgentiste comparaissait le 21 mai devant le tribunal correctionnel de Caen à la suite de dénonciations pour dérives sectaires. Le Conseil...
Dans le cadre de la réforme du deuxième cycle des études médicales, l’Anemf (Association nationale des étudiants en médecine de France) a travaillé...
La charte du conjoint du chef de l’État publiée

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.