Dècès du fondateur du Samu : le Pr Louis Lareng

Le fondateur du Samu et précurseur de la télémédecine, le Pr Louis Lareng, est décédé à l’âge de 96 ans. De nombreux hommages n’ont pas tardé à inonder la toile.

Fondateur du Samu et précurseur de la télémédecine, le Pr Louis Lareng, s’est éteint ce 3 novembre à Toulouse, à l’âge de 96 ans. Ce professeur agrégé en anesthésie-réanimation racontait en 2005 dans La Revue du Samu que le Samu est né le 16 juillet 1968 « d’une délibération de la commission administrative des hôpitaux de Toulouse, qui consacrait une demande de M. le ministre des Affaires sociales », rapporte Le Figaro.

Reconnu officiellement par la loi en 1972, le Samu bénéficie en 1979 du soutien de la ministre de la Santé Simone Veil qui crée « les centres 15 », grâce auxquels tous les appels d’urgence pourront dès lors être régulés par un médecin. En tant que député, le professeur Lareng défendra en 1986 la loi permettant au Samu d’être généralisé durablement dans toute la France. Cette loi qui avait soulevé l’hostilité du gouvernement et des professions médicales sera finalement adoptée à l'unanimité et deviendra la « loi Lareng ».

Hommage d’Agnès Buzyn

De nombreux hommages n’ont pas tardé à inonder la toile. Agnès Buzyn rappelle que Louis Lareng a « défendu inlassablement une médecine capable d’aller vers le patient et de répondre à l’urgence en tout lieu », qu’il a voulu « répondre à la tragédie des accidents de la route en développant un système de soins plus agile, accessible et réactif ».

Elle ajoute également que le médecin a fondé l’institut de télémédecine en 1989, « fort de ses observations du modèle canadien et désireux de permettre aux spécialistes de s’adresser à tous les patients ayant besoin d’eux ». Elle salue donc « son engagement au service d’un accès aux soins solidaire, accessible à tous ». Un engagement « profondément humaniste et visionnaire » qui aura permis «  de sauver la vie de milliers de Français et posé les fondements de notre système de santé ».

Hommages de l’Amuf et de la SFMU

Quant à l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), elle tient à rappeler que le Dr Lareng « a toujours eu la conscience et l’intelligence de penser aux malades urgents », tout en louant « sa vision de la médecine qui était intelligente et constructive pour le bien commun de la République ».

De son côté, la Société française de médecine d’urgence (SFMU) précise dans un communiqué que le médecin « n’a cessé d’innover tout au long de sa longue carrière. Il n’a jamais pris sa retraite, s’impliquant à l’ARS jusqu’à ces derniers mois. » Et d’ajouter que c’était « un pionnier, un humaniste, un enthousiaste ».

Enfin, le médecin généraliste de Haute-Garonne et président de l’UFMLS, le Dr Jérôme Marty se souvient d’un « fonceur infatigable », d’un « grand nom de la médecine de France ». Et d’ajouter : « Au delà de la médecine, c’était une figure Toulousaine que les années ne semblaient atteindre ».
 

Portrait de Julien Moschetti

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