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C’est une somme qui pourrait inciter les médecins - jeunes ou moins jeunes - à venir s’installer dans cette commune du sud de l’Oise, située entre Paris et Beauvais.
Lors du conseil municipal du 9 février dernier a été votée une convention prévoyant le versement d’une prime d’installation de 10 000€ versée à tout médecin généraliste qui choisit de s’établir à Méru, en proie depuis un moment à la pénurie médicale.
En contrepartie, le nouvel arrivant s’engage à exercer pour un minimum de cinq ans, en secteur 1, sans quoi la prime devra être restituée.
Celle-ci est cumulable avec tout autre dispositif versé par l’ARS et les collectivités locales, précise la commune, par ailleurs classée zone d’intervention prioritaire (ZIP).
« Aujourd’hui, l’urgence c’est d’avoir des généralistes », insiste Catherine Lebrun, cheffe de cabinet de la maire sortante Nathalie Ravier. « Cependant, on peut imaginer qu’elle soit adaptée plus tard à des spécialistes ».
Méru compte actuellement cinq médecins pour un peu moins de 14 000 habitants (2023). L’un d’eux fait face à d’importants problèmes de santé, et trois, proches de la retraite, ne prennent plus de nouveaux patients. Avec cette aide, la municipalité espère bien en accueillir quelques autres.
Deux urgentistes reconvertis en généralistes doivent toutefois s’installer prochainement dans la commune.
Internes et docteurs juniors bienvenus
La municipalité avait déjà tenté, par le passé, d’attirer les professionnels. En 2019, elle avait mis en place une bourse - toujours d'actualité - destinée aux internes de médecine générale, en échange d’un engagement à s’installer pendant cinq ans dans la commune, une fois le cursus terminé.
Mais l’initiative n’a pas produit les résultats espérés. « Nous n’avons réussi à signer cette convention qu’avec une seule interne en 2023, alors qu’on a fait une publicité énorme (…) et tout ce qui était possible et imaginable » en termes de communication, regrette Catherine Lebrun.
Avec la mise en place de la quatrième année d’internat de médecine générale, la mairie espère désormais attirer de nouveaux docteurs juniors ambulatoires. Des logements sont déjà prévus à ce titre, « gelés » dans la perspective d’être occupés.
D’autant que les deux médecins attendus sous peu à Méru « ont l’expérience requise » pour devenir maîtres de stage universitaire, conclut la cheffe de cabinet.
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