Centres de vaccination : Tous à couvert ?

Alors que le pass sanitaire n’est pas encore complètement entré en vigueur, les centres de vaccination français sont déjà la cible d’actes malveillants. Une actualité qui inquiète dans ce contexte sanitaire et social tendu.  

Au moins trois. Ce week-end, plusieurs centres de vaccination ont été ciblés par des attaques volontaires. Vandalisme, incendie ou encore coupure d’électricité… Il y en a pour tous les goûts. Et cela, un peu partout aux quatre coins de la France.

 À commencer par la ville d’Audincourt, dans le département du Doubs. Dimanche 19 juillet, le centre de vaccination de la commune a été victime d’une coupure d’électricité. « Nos services se sont rendus sur les lieux. Il y avait quatre disjoncteurs coupés et le disjoncteur de l’alimentation principale était lui aussi coupé », a témoigné Martial Bourquin, le maire de la commune, à l’AFP. Si l’incident n’a duré qu’environ une heure, « 3 500 doses » de vaccin Pfizer étaient stockées dans la structure.  « Nous avons mis de côté ces doses pour les faire analyser par la pharmacie centrale de l’hôpital, qui nous dira si elles ont été affectées », a poursuivi l’édile qui a depuis porté plainte. Une démarche judiciaire qui s’explique par les dommages que ses équipes ont constatés sur les disjoncteurs. « Il n’y a aucun doute là-dessus, le centre de vaccination était ciblé », a-t-il affirmé.

Dans les Pyrénées Atlantiques aussi, les soupçons ont laissé place à l’action. Dans la nuit de samedi à dimanche, le chapiteau de la commune d’Urrugne, qui accueillait les futurs vaccinés, a été incendié volontairement. Un évènement qui a poussé le Procureur de la République a saisir « le service de police judiciaire de Bayonne d'une enquête de flagrance pour destruction volontaire par incendie ».

« J’ai été appelé à 3 heures du matin et on a constaté que du produit inflammable avait été répandu autour du chapiteau. Heureusement, les pompiers ont rapidement circonscrit les flammes et le chapiteau n’est que partiellement détruit », a témoigné pour l’AFP Philippe Aramendi, le maire de la ville. « La vaccination ne fait pas l’unanimité mais de là à en arriver à ce genre de faits, c’est inacceptable ! », a-t-il poursuivi.

Une désolation qui fait écho à celle ressentie, la veille, par le maire de Lans-en-Vercors. La nuit précédente, c’est le centre de vaccination de cette ville d’Isère qui a été la cible de vandales. Lances à eau au poing, ils ont inondé les lieux – le rendant, de fait, inutilisable. « Le bâtiment communal dans lequel était installé le centre de vaccination est complètement hors d’usage, tous les systèmes de lutte contre l’incendie ont été ouverts », décrypte, pour l’AFP, le maire Michaël Kraemer. Si le parquet du bâtiment est encore gorgé d’eau, les murs de la structure ont également été endommagé. « 1940, ARN = Danger », « Vaccin = génocide », pouvait-on notamment y lire non loin d’une croix de Lorraine.

Portrait de Julia Neuville

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