© Midjourney x What's up Doc
Quatre mois après la publication du décret fixant les modalités de mise en œuvre de ce registre national des cancers qui doit améliorer la surveillance de cette maladie, l'Inca à qui a été confiée sa gestion, fait le point.
A cette occasion, l'Institut annonce dans un communiqué la mise en ligne, au « second semestre 2026 », d'« un portail dédié » où seront accessibles au grand public « tous les indicateurs clés de l'épidémiologie en cancérologie » sous forme notamment de données mises en graphiques.
De leur côté les professionnels pourront, dans le cadre de projets de recherche, accéder aux « données pseudonymisées » - sans le nom, prénom, numéro de Sécurité sociale, coordonnées des patients - du registre des cancers.
Depuis 2023, l'Inca a partagé ses propres données dans le cadre de 35 projets de recherche, dont 20 ont été finalisés et 15 sont en cours, précise-t-il.
Données élargies
Le registre des cancers va notamment collecter et traiter les données des 33 registres locaux existants jusqu'ici, couvrant moins d'un quart de la population française, ce qui rendait très difficile le suivi de la prévalence et la mortalité à l'échelle du territoire.
De même, les données relatives aux populations plus vulnérables sur le plan social et vivant dans des zones exposées à des risques environnementaux manquaient jusqu'ici.
Le registre national des cancers rassemble d'ores et déjà notamment « les informations médico-administratives relatives à la consommation de soins de 13,6 millions de personnes », précise l'Inca. Et, des tests sont programmés pour débuter le transfert des données de divers acteurs : établissements de santé, organismes publics, laboratoires, etc.
Ce registre, dont toutes les données seront pseudonymisées, sera « hébergé en France » par « un prestataire certifié en données de santé », précise l'Inca.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/les-francais-et-le-cancer-tous-les-chiffres
Quelque 433 000 nouveaux cas de cancers ont été détectés en France en 2023. Première cause de mortalité prématurée, le cancer a causé 162 400 décès en 2021 et coûté 22,6 milliards d'euros de dépenses publiques en soins oncologiques en 2022, selon le registre européen des inégalités face au cancer.
Avec AFP