Assistants médicaux : la Cnam répond aux libéraux

La caisse se défend de vouloir imposer une vision productiviste mais rappelle qu'une augmentation de la patientèle actuelle est indispensable.

Suite au départ brutal des syndicats de médecins libéraux des discussions portant sur les conditions du déploiement des futurs assistants médicaux, la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie) dans un communiqué daté du 11 février, récuse toute vision productiviste. « Contrairement à ce qui a été rapporté, l’assurance maladie n’a jamais entendu proposer aux médecins de conditionner le financement d’un assistant médical à une quelconque obligation de respecter un nombre minimal de consultations par heure ou par jour », explique la caisse. Selon, elle, les exemples présentés aux syndicats ne constituaient pas des « propositions normatives ».

La Cnam a cependant rappelé que l’Uncam (Union nationale des caisses d'assurance maladie) était tenue par le cadre fixé par son conseil qui attend des médecins un engagement à « une augmentation mesurable de la patientèle suivie ».  Par ailleurs, les directives ministérielles prévoient la dégressivité de l’aide financière devant être compensée par « l'accroissement de la file active » des médecins.

La CSMF, la FMF, MG France, Le Bloc et le SML se réuniront le 13 février afin d’organiser la réponse qu’ils présenteront lors de la prochaine réunion de discussion prévue le mercredi 20 février. Faute d’entente, le législateur pourrait toutefois décider de régler la question dans le projet de loi de transformation du système de santé, qui devrait être examiné en mars par les députés.

Portrait de Sandra Mignot

 

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