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Ces versements marquent la fin d’un modèle de rémunération qui représentait une part significative des revenus des généralistes.
Selon l’Assurance maladie, la rémunération forfaitaire moyenne, qui englobe la ROSP et le forfait structure, a atteint 9 991 euros pour les 51 630 médecins généralistes concernés en 2025, soit une hausse de 4,5 %.
Pour les seuls objectifs de santé publique (ROSP), ceux-ci ont perçu en moyenne 5 520 euros, soit une progression de 3 %, pour un total de près de 274 millions d’euros versés à environ 49 600 praticiens.
Au total, la ROSP a représenté près de 305 millions d’euros en 2025 pour l’ensemble des médecins libéraux et centres de santé, contre 295 millions l’année précédente.
Le forfait structure, autre composante de la rémunération lié aux équipement du cabinet, a dépassé 360 millions d’euros (+8,5 %), avec un montant moyen annuel de 4 371 euros versé à plus de 82 500 médecins libéraux.
Calendrier étalé
Ces derniers versements interviennent alors que le nouveau forfait médecin traitant (FMT) unique est entré en vigueur au 1er janvier 2026, dans le cadre de la convention médicale 2024-2029.
Ce dispositif remplace la ROSP « médecin traitant » et introduit une logique différente reposant sur un suivi individualisé des patients et une valorisation des actions de prévention.
La transition vers ce nouveau modèle s’accompagne d’un calendrier étalé dans le temps avec de premiers versements attendus en juin, puis en septembre et novembre 2026.
La part liée à la prévention, désormais centrale dans la rémunération, ne sera versée qu’à partir de 2027, en fonction des actions effectivement réalisées auprès des patients.
Tableau de bord numérique pour épauler les médecins
Au cœur de cette transformation, un tableau de bord numérique, accessible via Amelipro depuis le 22 avril, permet aux médecins de visualiser, pour chaque patient, les indicateurs de prévention (vaccinations, dépistages, suivis), à partir des données de remboursement.
Mis à jour mensuellement, cet outil doit faciliter l’identification des actions à mener et orienter l’activité des praticiens vers les objectifs de prévention, en réduisant le temps consacré à la recherche d’informations.
Avec ce tableau de bord, « nous faisons le choix d’une médecine résolument tournée vers la prévention » qui doit permettre aux praticiens d’« offrir une vision plus exhaustive du parcours de soins de leurs patients et améliorer durablement leur état de santé », a indiqué le directeur général de l’Assurance maladie Thomas Fatôme dans un communiqué.
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