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L’affaire, examinée le 6 mai devant la chambre disciplinaire des Pays de la Loire à Nantes, porte sur une intervention réalisée en 2024 au centre hospitalier Côte de Lumière aux Sables-d’Olonne, rapporte le Journal des Sables.
Selon les éléments rapportés à l’audience, la patiente avait accepté l’ablation d’un kyste de 50 mm situé sur l’ovaire gauche, décrit comme « d’aspect bénin », mais avait expressément refusé le retrait de son ovaire droit avant l’anesthésie générale.
Le chirurgien Padhue en cours de formation serait néanmoins passé outre cette consigne, invoquant des antécédents familiaux de cancer ovarien.
À son réveil, la sexagénaire aurait dénoncé des « violences chirurgicales » et un « abus de pouvoir », évoquant un « état de choc », des « crises de larmes » et des « tremblements », selon le récit rapporté par le journal.
Plainte impossible contre le maître de stage
Une expertise a ensuite conclu que l’ablation de l’ovaire droit n’apparaissait pas justifiée, aucune anomalie n’y ayant été détectée.
La patiente a alors porté plainte contre l’établissement hospitalier pour « non-respect de la volonté du patient ». En revanche, elle ne pouvait pas engager de procédure ordinale contre le Padhue directement impliqué, celui-ci n’étant pas inscrit à l’Ordre des médecins en France au moment des faits.
Le conseil départemental de l'Ordre a donc choisi de poursuivre le maître de stage, un gynécologue obstétricien, estimant qu’il exerçait une responsabilité d’encadrement du praticien.
L’avocate du médecin poursuivi a toutefois estimé que cette faute gravissime ne pouvait reposer sur le seul maître de stage, notant plusieurs incohérences dans la procédure préopératoire.
Elle a aussi rappelé que l’ancien stagiaire est désormais autorisé à exercer seul en France, malgré les faits reprochés. Une situation jugée « extrêmement inquiétante et préoccupante » par la défense.
Le praticien mis en cause a indiqué avoir modifié ses pratiques depuis cet épisode. « Depuis qu’on a eu cet incident, j’assiste désormais systématiquement à tous les rendez-vous d’information de patientes qui passent en bloc opératoire », selon ses propos cités par le Journal des Sables.
La décision de la chambre disciplinaire est attendue dans les prochaines semaines.
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