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Selon la procureure de la République de Tours, Catherine Sorita-Minard, une enquête a été ouverte après un signalement de l’université, à la suite de messages publiés sur Facebook.
Dans le groupe de soignant « Le Divan des médecins », qui compte près de 6 000 membres, l'étudiant s’interrogeait : « Comment faire pour retenir des pulsions nécrophiles pendant une autopsie ? », rapporte France 3.
Une récidive sanctionnée
L’étudiant avait déjà fait l’objet d’un avertissement pour des propos similaires. La répétition de messages à caractère raciste, antisémite et nécrophile a conduit l’Université de Tours à engager une nouvelle procédure disciplinaire.
À l’issue d’un entretien en mars, l’établissement a décidé de l’exclure de tout cursus d’enseignement supérieur public pour une durée de trois ans, une sanction susceptible de recours.
Dans la foulée, l’université a saisi le parquet, entraînant l’ouverture d’une enquête pénale pour des faits susceptibles de constituer des infractions liées à la diffusion de propos haineux en ligne.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu pour la faculté de médecine de Tours, ébranlée ces dernières années par plusieurs dossiers, notamment des affaires de violences sexuelles et de bizutage.
Début avril, l’université avait ainsi annoncé avoir sanctionné 16 étudiants en médecine ou odontologie pour « des faits de bizutage et d’atteinte à la réputation de l’établissement », selon France 3.
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