Primes aux soignants : les hôpitaux privés non lucratifs s’estiment discriminés

Des hôpitaux privés non lucratifs de la région lyonnaise s'estiment discriminés dans l'attribution des primes aux soignants. 

Ils ont été en première ligne du combat contre le Covid19, et pourtant, ils ne devraient recevoir aucune prime, de 500 ou de 1500 euros… Eux, ce sont les personnels soignants et médicaux des hôpitaux privés non lucratifs, mis à contribution, surtout dans l’est de la France, pour lutter contre le Covid19, mais totalement oubliés par les pouvoirs publics, quand il fut question de remercier les personnels soignants. Ainsi, deux directeurs de centres hospitaliers, le Dr Hugues Labrosse, président de l’infirmerie protestante de Lyon, et Jacques de Chilly, président du centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc (Lyon) ont publié un communiqué qui est un vrai cri de colère. Ils rappellent que les deux établissements « se sont intégralement réorganisés pour assurer l’accueil et le soin des patients atteints du Covid-19 et ont triplé en quelques jours leur capacité de réanimation pour répondre au mieux à la crise et à l’afflux massif de patients nécessitant une prise en charge en soins critiques ».

Des centaines de patients Covid prises en charge

Ainsi, le nombre de patients Covid pris en charge dans les services de médecine ont été de 130 à l’IP et de 240 au CHSJSL. En réanimation, l’IP a pris en charge 35 patients Covid et autant pour le CHSJSL. Malgré cette participation, il «semble que les personnels des établissements de santé privé à but non lucratif, contribuant au service public de la santé, soient les grands oubliés de ce mouvement légitime de reconnaissance par rapport à l’engagement et au dévouement des équipes ». « Nos personnels ne comprendraient pas que, alors même qu’ils ont été - au même titre que les hôpitaux publics - en première ligne dans la lutte contre la pandémie, ils ne bénéficient pas des mêmes primes », souligne le Docteur Labrosse. « Ce serait bien mal engager la future réforme de l’hôpital que de discriminer les hôpitaux privés à but non lucratif qui contribuent pleinement au service public de la santé vis-à-vis des hôpitaux publics ! » pense de son côté Jacques de Chilly. 

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