Opérateurs, assistants opératoires... Kawasaki s'allie à l'Ircad pour développer de nouveaux robots de bloc

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Un centre de recherche et développement du groupe japonais Kawasaki, destiné à créer une nouvelle génération de robots médicaux, a été inauguré hier à Strasbourg au sein de l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif (Ircad).

Opérateurs, assistants opératoires... Kawasaki s'allie à l'Ircad pour développer de nouveaux robots de bloc

© Midjourney x What's up Doc

 

Il s'agit du premier centre de recherche et développement en Europe du groupe industriel Kawasaki, également présent dans les secteurs de l'aéronautique et de la moto. Celui-ci s'ajoute à ses deux autres centres d'innovation : l'un à San Jose, au cœur de la Silicon Valley en Californie, et l'autre à Kobe au Japon.

Tous trois ont vocation à collaborer en matière de robotique médicale, d'intelligence artificielle et de technologies destinées à l'hôpital.

« Il y a des domaines qui ont été robotisés et d'autres où la robotisation n'a pas beaucoup progressé et c'est justement dans ces domaines-là que nous allons commencer à agir », a expliqué Yasuhiko Hashimoto, le patron de Kawasaki Heavy Industries, lors d'une conférence de presse. La filiale Medicaroid de Kawasaki a déjà mis au point un robot chirurgical baptisé Hinotori.

Robots au cœur du bloc

A Strasbourg, le Kawasaki Innovation Centre Europe (KIC-EU) contribuera à concevoir « la nouvelle génération de robots », a expliqué à l'AFP Jacques Marescaux, président et fondateur de l'Ircad.

Il s'agit par exemple de robots qui vont « aller détruire des tumeurs par thermoablation » (par la chaleur ou le froid) ou encore de robots endoluminaux, qui passent « par la bouche ou par le rectum pour opérer des tumeurs de tubes digestifs ».

« L'évolution fantastique de l'intelligence artificielle, permettant des diagnostics précoces de cancer, va totalement changer le traitement. Il y aura de moins en moins de résection d'organe », a souligné le Pr Marescaux, ajoutant que « ce sera bien sûr un plus pour le patient ».

Un autre projet consiste à développer des robots humanoïdes pour pallier le « manque de personnel dans les blocs opératoires », par exemple avec un petit robot qui apportera au chirurgien les instruments nécessaires.

Kawasaki va « amener plusieurs ingénieurs », qui s'ajouteront à la « trentaine de développeurs et chercheurs en intelligence artificielle » que compte l'Ircad, créé en 1994 et dédié à la recherche sur la chirurgie mini-invasive, a expliqué Jacques Marescaux.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/la-robotique-aux-forceps-petite-histoire-de-la-chirurgie-robotique

« Actuellement, la compétition est telle dans ces domaines d'innovation que forcément, il faut se marier avec un géant », a justifié Jacques Marescaux, espérant que cette association avec Kawasaki soit « magnétique » et « attire des start ups ».

Avec AFP

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