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Le groupe suisse prévoit de débourser jusqu'à 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) pour s'emparer de cette société britannique qui est actuellement en train de développer « une nouvelle classe de conjugués anticorps-médicaments », des thérapies ciblées contre les cancers, a-t-il indiqué dans un communiqué.
Basée à Londres, cette société fondée en 2019 est en train de mettre au point un nouveau mécanisme pour acheminer « directement vers les cellules tumorales une substance active anticancéreuse différenciée », conçu pour remédier à « la résistance aux charges utiles actuelles », précise le texte.
Dans le détail, la transaction prévoit un versement initial de 1,1 milliard de dollars ainsi que des paiements d'étapes allant jusqu'à 400 millions de dollars au fur et à mesure du développement de ces traitements expérimentaux, actuellement encore au stade pré-clinique.
Le groupe espère finaliser la transaction, sujette à autorisation réglementaire, durant le second semestre 2026.
Pari risqué ?
Cette acquisition est susceptible de renforcer les activités de Novartis en oncologie, estime Stefan Schneider, analyste chez Vontobel, qui juge toutefois « extraordinaire » de voir le groupe acquérir une technologie « qui n’a pas encore atteint un stade avancé de développement clinique ».
Cette technologie doit encore être « confirmée cliniquement », souligne l'analyste dans un commentaire de marché. « De plus, le paiement initial par rapport aux paiements d'étapes nous semble élevé », ajoute-t-il, même si les montants sont « difficiles » à évaluer compte tenu des « informations limitées à disposition », nuance-t-il.
Urban Fritsche, analyste à la Banque cantonale de Zurich, considère pour sa part que cette transaction est « sensée ». L'oncologie est un des quatre domaines thérapeutiques que le groupe veut développer, a-t-il rappelé dans une note de marché.
Auparavant Novartis a surtout mis l'accent sur les thérapies par radioligands, une autre forme de thérapie ciblée, relève l'analyste, mais « depuis le début de l’année », le groupe cherche « à intégrer d’autres technologies à son programme de développement en oncologie ».
Or ce développement passe « principalement par des acquisitions », précise Urban Fritsche, qui dit s'attendre à d'autres « transactions similaires » à l'avenir.
Avec AFP
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