L’hydroxychloroquine officiellement interdite contre le Covid19

Suite à un avis défavorable rendu hier par le HCSP, le ministère de la Santé a publié ce jour des textes qui interdisent la prescription de l'hydroxychloroquine dans le traitement du Cocid19. 

Chose promise, chose due. Après que le Haut conseil pour la santé publique (HCSP) a recommandé hier au ministre de la Santé Olivier Véran de ne plus prescrire l’hydroxychloroquine ou encore le Plaquenil® sous son appellation commerciale, dans le traitement du Covid19, le ministère de la Santé vient de publier les textes officiels au JO qui rendent effective cette interdiction. Le « décret n° 2020-630 du 26 mai 2020 modifiant le décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 » abroge l’article 19 du 11 mai 2020, lequel article autorisait la prescription d’hydroxychloroquine et l'association lopinavir/ritonavir contre le Covid19. Rappelons que cette prescription rentrait dans une indication précise : ces molécules devaient être « administrés sous la responsabilité d'un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile. Ces prescriptions interviennent, après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut Conseil de la santé publique et, en particulier, de l'indication pour les patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d'une défaillance d'organe ». Comme pour compléter ce décret, l’arrêté « du 26 mai 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020 » stipule que la « spécialité pharmaceutique PLAQUENIL ©, dans le respect des indications de son autorisation de mise sur le marché, et les préparations à base d'hydroxychloroquine ne peuvent être dispensées par les pharmacies d'officine que dans le cadre d'une prescription initiale émanant exclusivement de spécialistes en rhumatologie, médecine interne, dermatologie, néphrologie, neurologie ou pédiatrie ou dans le cadre d'un renouvellement de prescription émanant de tout médecin ».

Ce même arrêté autorise une prescription hors AMM des « spécialités pharmaceutiques à base de clonazepam » en cas de difficulté d’approvisionnnement en midazolam, et ce jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire, « pour la prise en charge médicamenteuse des situations d'anxiolyse et de sédation pour les pratiques palliatives, dans le respect des recommandations de la Haute autorité de santé ». Rappelons que le syndicat Jeunes médecins avait demandé au Conseil d’État de suspendre le dispositif autorisant la prescription du clonazepam, ou Ritrovil® sous sa forme commerciale. 

 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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