L’exercice regroupé séduit les jeunes généralistes (et les femmes)

Plus de huit médecins généralistes libéraux de moins de 50 ans exercent en groupe, d’après une étude de la Drees. Un chiffre en forte augmentation depuis 2010.

À deux (ou plus), c’est mieux. L’exercice regroupé, fortement incité dans la politique gouvernementale, semble déjà être plébiscité par les médecins. Un rapport de la Drees publié le 7 mai met en effet en lumière l’intérêt que portent les médecins à cette pratique. Plus de six généralistes libéraux sur dix (61 %) exercent avec au moins un autre médecin (généraliste ou non) ou un autre professionnel de santé.
 
La Drees note une forte hausse. En 2010, ils n’étaient que 54 %, et 57 % en 2014. Cette évolution va de pair avec un fort engagement des jeunes médecins. Plus de huit MG de moins de 50 ans sur dix (81 %) se sont laissés séduire. Les femmes un peu plus que les hommes, toutes tranches d’âge confondues.

Plus de matchs dans l’Ouest

Parmi ceux qui se sont acoquinés, 94 % l’ont fait avec un autre généraliste (un seul dans 57 % des cas). En moyenne, lorsque les MG se regroupent entre eux, ils forment des cabinets de trois médecins.
 
Les paramédicaux sont également très présents. Deuxième profession choisie pour s’associer : les infirmiers, pour plus d’un MG de groupe sur trois (34 %). Les kinés (20 %), les pédicures-podologues (13 %), les orthophonistes (11 %) et les diététiciens (10 %) complètent le top 5 des métiers associés.
 
Mais en France, toutes les régions ne semblent pas avoir été atteintes par la fièvre du regroupement de la même manière. Dans les Pays de la Loire, par exemple, 74 % des MG exercent en groupe. En Paca, ils ne sont qu’à peine plus d’un sur deux (56 %). Concernant la proportion de généralistes libéraux travaillant avec des paramédicaux, les chiffres sont encore plus marqués : quatre sur dix et deux sur dix pour les deux régions, respectivement. Sur l’ensemble de la France, ils tombent même à un sur dix.

Retrouvez la Consult' de Xavier Lemercier, secrétaire général de la Fédération Nouvelle Aquitaine des maisons et pôles de santé (FNAMPoS)

 

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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