Les infirmières autorisées à contrôler les dispositifs implantables rythmologiques

Nouvelles délégation de tâche : les infirmières ont désormais la possiblité de contrôler les dispositifs implantables rythmologiques. 

Les transferts de tâche et de compétence ne sont pas confinés : pour preuve, par arrêté du 7 septembre (modifiant un arrêté du 1er septembre), le protocole de coopération « contrôle des dispositifs implantables rythmologiques par une infirmière associant une prise en charge en présentiel et en télémédecine » est autorisé sur l’ensemble du territoire national. Ce protocole avait été expérimenté sur la région Ile-de-France, et développé par le département de cardiologie de l’HEGP (hôpital européen Georges Pompidou, AP-HP). Il rentre dans le cadre de « l’article 51 de la loi Hôpital, patients, santé, territoire (HPST) de 2009, rénové et simplifié par l’article 66 de la loi Organisation et transformation du système de santé (OTSS) publiée le 24 juillet 2019 ».
Il avait été déposé en novembre 2018, dans le cadre de la prévention et le suivi des pathologies cardio-neuro-vasculaires et du diabète. Quelles sont les tâches qui incombent aux infirmières qui pourraient se charger d’une telle délégation de tâche ? Contrôle du stimulateur cardiaque, du défibrillateur automatique implantable, contrôle de l’enregistrement d’événements tous les 1 à 6 mois, gestion des alertes émises pendant la télésurveillance… Bénéfice pour l’infirmier : développer de nouvelles compétences, développer une autonomie dans le contrôle des dispositifs implantables rythmologiques, améliorer l’attractivité du poste. Pour le délégant (le médecin ) : le principal objectif est de libérer du temps médical.
À noter que la visite post chirurgicale effectuée dans les 72 heures et le réglage initial du boitier ne font pas parties des actes délégués. L’infirmier devra, bien évidemment, avoir le diplôme d’État, une expérience de deux ans en service de cardiologie, une expérience spécifique d’un an en service de rythmologie, une attestation de formation aux gestes et soins d’urgence niveau 2 validée. La formation à acquerir comporte 120 heures théoriques, et 45 heures pratiques. La HAS a par ailleurs émis une fiche, annexée au décret, qui détaille l’ensemble de ce protocole, tant sur la gestion des événements indésirables, que sur la traçabilité des actes, que la télésurveillance, ou encore sur la facturation des actes. 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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