© Midjourney x What's up Doc
Les peptides vendus en ligne illicitement « peuvent être dangereux » et ne doivent pas être utilisés, rappelle l'ANSM dans un communiqué, en annonçant l'interdiction en France de la commercialisation et de la publicité du produit « FastPen 40 mg », vendu sur le site www.azentralabs.com de la société AZRL LTD.
La société est aussi « tenue de procéder au rappel dans les meilleurs délais de ce produit, en tout lieu où il se trouve », précise l'agence.
Le 22 juillet, le gendarme français du médicament avait déjà interdit la vente et la publicité pour deux autres produits commercialisés en ligne par la même société: « Azentra Retatrutide 40mg » et « Azentra FastPen », là encore « jusqu'à leur mise en conformité à la réglementation ».
Promesses de performance physiques et mentales
Les peptides désignent une large catégorie de molécules qui font l'objet d'allégations largement infondées sur leurs bienfaits. Ce sont de petites chaînes d'acides aminés qui s'assemblent pour constituer les protéines de notre organisme. Reproduites en laboratoire, elles servent de principes actifs à des médicaments bien connus : l'insuline ou, plus récemment, les anti-obésité de type GLP-1.
Mais elles sont aussi vantées, sur certains réseaux sociaux ou des sites commerciaux, pour des bienfaits jamais démontrés scientifiquement : améliorer les performances sportives, ralentir le vieillissement, améliorer la mémoire...
Or ces produits n'ayant pas été évalués par les autorités de santé, leur vente n'est pas autorisée, leur composition est « incertaine » et leur utilisation « peut entraîner de graves problèmes de santé », précise l'ANSM.
En outre, le « FastPen 40 mg » est vendu sous forme de stylo injecteur, pouvant « laisser croire au consommateur qu'il serait en présence d'un médicament », note-t-elle.
Globalement, « les peptides sont associés à toutes formes de promesses spectaculaires », qu'ils soient vendus en crème, injections ou sous forme de compléments alimentaires, observait l'Inserm dans une note publiée début 2026.
Or « à ce jour, aucun essai clinique de grande ampleur, randomisé et contrôlé, mené chez l'humain, n'a confirmé ces effets pour ces usages, et certains peptides présentent même des risques bien réels pour la santé », avertissait l'organisme de recherche scientifique public.
A voir aussi
Désogestrel et méningiome : pas d’arrêt brutal ni d’IRM systématique, rassure le CNGOF
Bronchiolite : avec l'arrivée d'Enflonsia, trois options pour protéger les bébés cette saison
Sanofi va toucher 400 millions d’euros d’aide publique allemande pour maintenir sa production d’insuline
Désogestrel et méningiome : 1,6 million de patientes alertées, 90 000 médecins aussi
La Consult’ de Fabien Vinckier : « Il y a un côté très ludique à la recherche : essayer de craquer le code, essayer de comprendre vraiment ce qui se passe »
Drépanocytose : au Sénégal, un générique local d'hydroxyurée suscite l'espoir des patients
Cancer du pancréas : les USA approuvent le daraxonrasib, le traitement qui double la survie des patients