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Le drame remonte au 1er juillet 2010. Ce jour-là, le médecin de 60 ans reçoit un coup au visage près de son lieu de travail. En chutant, sa tête heurte un plot en béton. Il décède le lendemain à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.
Depuis lundi, Virgile Odena, 46 ans, comparaissait devant la cour criminelle, à Pontoise. À l’audience, l’accusé a reconnu avoir frappé le gynécologue, tout en affirmant ne pas avoir voulu le tuer. Avant le délibéré, il a présenté ses excuses à la famille du médecin. « Il est mort parce qu’il a croisé mon chemin. C’est impardonnable », a-t-il déclaré, selon Le Parisien.
La compagne du meurtrier avait évoqué un geste déplacé du médecin
Le mobile avancé par l’accusé a été au cœur des débats. Il explique s’être rendu près de la clinique après que son ex-compagne, alors suivie pour sa grossesse, lui aurait parlé d’un comportement déplacé lors d’une consultation. Mais au fil de l’audience, cette version s’est fragilisée : l’ex-compagne aurait surtout évoqué une consultation « sans gants », tandis que plusieurs proches et membres de la clinique ont décrit Louis Glandières comme un praticien consciencieux et attentif.
L’avocate des parties civiles a insisté sur l’injustice d’une mort survenue sans raison, ainsi que sur la fuite de l’accusé après les faits. La défense, elle, a plaidé le geste d’un homme dépassé par une relation chaotique et par ses propres difficultés, refusant l’image d’un guet-apens prémédité.
Quatre ans de prison, sans mandat de dépôt
L’avocate générale avait requis six ans de prison. La cour a finalement condamné Virgile Odena à quatre ans, sans mandat de dépôt. L’accusé est donc ressorti libre du tribunal. Il dispose de dix jours pour faire appel.
Du côté de la famille du Dr Louis Glandières, le soulagement de voir ce procès s’achever se mêle à l’inquiétude. L’ex-femme du médecin a dit regretter l’absence d’incarcération immédiate, estimant l’accusé dangereux. L’un des fils du gynécologue a, lui, confié qu’il n’avait qu’une hâte : que l’audience se termine enfin.
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