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Le 13 mai, aux hôpitaux Est des HCL, à Bron, dans l’agglomération lyonnaise, lors de la « rupture accidentelle », dans une « enceinte protégée », d’un « porte-flacon plombé » contenant du lutétium-177 utilisé pour la radiothérapie, « une goutte a été reçue par le travailleur », écrit l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) dans un communiqué.
L’ASNR n’est pas qualifiée pour évoquer les risques éventuels pour la santé de la personne contaminée, a-t-elle fait savoir à l’AFP.
La limite annuelle dépassée
L’hôpital a immédiatement mis en œuvre « la prise en charge et la décontamination de la personne et des locaux » et a conclu au « dépassement, en une fois, de la limite annuelle réglementaire d’exposition professionnelle », selon l’ASNR.
L’hôpital « a réalisé une analyse structurée de l’incident et défini des actions correctives et préventives », assure l’ASNR, qui « mènera une inspection pour s’assurer de leur effectivité ».
Un incident classé niveau 2
L’autorité a classé l’« incident » au niveau 2 de l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (INES, selon son sigle en anglais), graduée de 0 à 7.
À ce jour, seuls deux accidents ont été classés au niveau 7 : les catastrophes des centrales nucléaires de Tchernobyl, en 1986, et de Fukushima, en 2011.
Pour l’ASNR, un événement classé au niveau 2 — très rare, contrairement aux niveaux 0 et 1 — est considéré comme un incident. Il traduit, en milieu hospitalier, une défaillance importante des mesures de radioprotection, soit pour le personnel, soit pour les patients.
Des fragilités persistantes
Dans son rapport annuel de 2025, l’autorité avait jugé que « l’état de la radioprotection » dans le domaine médical se maintenait « à un niveau satisfaisant » en France, mais que ce constat devait « être nuancé au regard de fragilités récurrentes constatées (...) et de situations dégradées ».
Elle relevait aussi « la survenue d’événements significatifs témoignant d’un manque de culture de radioprotection », notamment des « dépassements de valeurs limites de doses pour des praticiens », mais aussi « des cohortes de patients ayant reçu des doses significativement supérieures à celles attendues en radiologie conventionnelle et interventionnelle ».
Avec AFP
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