« Hyperempathique », « surinvesti » mais « intrusif » : un médecin breton sanctionné d'un blâme

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Un ancien médecin du Morbihan a écopé, en mars, d’un blâme de la part la chambre disciplinaire de l’Ordre des Pays-de-la-Loire pour son comportement inadapté et intrusif envers une patiente, que la juridiction a associé à une « hyperempathie cognitive »

« Hyperempathique », « surinvesti » mais « intrusif » : un médecin breton sanctionné d'un blâme

© Midjourney x What's up Doc

 

La procédure faisait suite au signalement d’une patiente toxicomane rencontrée à deux reprises en juillet 2025, qui avait ensuite interrompu son suivi. Selon Le Télégramme, elle avait indiqué s’être sentie « hypersexualisée » par le praticien, auquel elle reprochait des propos « extrêmement aimables et flatteurs » ainsi qu’un discours portant sur sa vie privée.

Le praticien a fait l’objet, le 15 décembre 2025, d’une suspension de cinq mois prononcée par l’ARS Grand Est pour un « comportement non conforme » à « l’éthique » de la profession, rapporte le média breton.

L’autorité sanitaire a retenu une « hyperempathie cognitive » et un « surinvestissement de la relation à l’autre », associés à un « discours inadapté et intrusif ». 

Dévoué jusqu'à « parfois en pleurer »

Devant la chambre disciplinaire, le praticien a reconnu être « en totale empathie » et « totalement dévoué » à ses patients, au point d’être « très affecté par l’échec » des soins engagés, voire « parfois en pleurer », toujours selon Le Télégramme.

Les autorités sanitaires ont retenu, toujours selon cette même source, une « hyperempathie cognitive » et un « surinvestissement de la relation à l’autre », associés à un « discours inadapté et intrusif ».

À l’audience du 11 février 2026 à Nantes, le représentant du conseil départemental de l’Ordre de Vendée a rappelé qu’il y avait « actuellement deux affaires avec une connotation sexuelle » avec ce médecin, évoquant une première plainte considérée comme prescrite par la justice. 

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/les-medecins-de-moins-en-moins-empathiques-au-royaume-uni-71-des-generalistes-souffrent-de

Dans sa décision, la chambre disciplinaire a relevé que le praticien « n’a pas sérieusement contesté la réalité des propos qui lui sont ainsi attribués ». 

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