Hantavirus : quel pays va accepter d’accueillir le médecin du MV Hondius en état grave ?

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Alors que le MV Hondius reste immobilisé au large du Cap-Vert après plusieurs cas d’hantavirus détectés à bord, le vol qui devait évacuer un médecin malade vers les Canaries a finalement été annulé. Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions entre les autorités espagnoles et le gouvernement des Canaries, qui réclame davantage d’informations sanitaires avant toute arrivée du navire dans l’archipel.

Hantavirus : quel pays va accepter d’accueillir le médecin du MV Hondius en état grave ?

© Midjourney x What's up Doc

Mise à jour : 6 mai 2026 - 15.14 
Deux avions médicalisés transportant des patients évacués du navire de croisière suspecté, foyer d’hantavirus, ont décollé de l’aéroport de Praia au Cap-Vert pour être transférés vers les Pays-Bas, a constaté un journaliste de l’AFP.

Trois personnes « dans un état stable » avaient été évacuées du bateau plus tôt dans la matinée, - deux membres d’équipage malades et une personne cas contact asymptomatique -, a annoncé l’OMS.

Selon le site Flightradar24, un premier avion a décollé en direction d’Amsterdam où il devrait arriver vers 18h30. Aucune destination n’était précisée sur le site internet pour le deuxième avion.

Le MV Hondius, qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest-africaine avec quelque 150 personnes à bord, attendait après cette évacuation de mettre le cap vers Tenerife dans l’archipel des Canaries, où il doit accoster dans les prochains jours, selon les autorités espagnoles.



Le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions vient d’annoncer l’envoi de deux infectiologues depuis les Pays-Bas afin de rejoindre le bateau et d’assurer le suivi médical à bord. « Deux infectiologues, actuellement en route depuis les Pays-Bas, embarqueront à bord du MV Hondius et resteront à bord du navire après son départ prévu du Cap-Vert », a indiqué la compagnie dans un communiqué.

Le médecin du bord, gravement atteint, devait initialement être transféré vers les Canaries par avion médicalisé. Mais selon une source proche de la présidence des Canaries citée par l’AFP, ce vol a finalement été « annulé », sans précision officielle sur les raisons de cette décision.

Des autorités canariennes très réservées

Depuis plusieurs jours, le gouvernement des Canaries affiche sa réticence face à l’arrivée du navire dans l’archipel espagnol. Les autorités locales estiment ne pas disposer d’assez d’informations sur la situation sanitaire à bord et sur les risques éventuels de transmission.

« Ce que le gouvernement des Canaries déplore, c’est qu’il n’y ait pas assez d’informations pour savoir s’il y a des risques auxquels il faut faire face », a déclaré cette même source à l’AFP.

Le président des Canaries, Fernando Clavijo, avait déjà dénoncé plus tôt une gestion « improvisée » du dossier par Madrid, demandant davantage de garanties sanitaires avant toute opération de débarquement ou d’accueil de patients.

Un foyer sous surveillance internationale

Le MV Hondius, navire d’expédition parti d’Argentine pour une traversée transatlantique, se trouve actuellement près du port de Praia, au Cap-Vert. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que plusieurs cas d’hantavirus avaient été identifiés à bord.

Selon les autorités sanitaires, trois personnes sont décédées depuis le début du foyer épidémique. Plusieurs autres cas suspects restent sous surveillance médicale.

Les autorités sud-africaines ont indiqué avoir identifié chez certains patients la souche andine de l’hantavirus, la seule connue à ce jour pour pouvoir se transmettre entre humains, même si ce mode de transmission reste considéré comme rare et nécessite généralement des contacts rapprochés.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/tout-savoir-sur-les-hantavirus-probablement-lorigine-de-3-deces-sur-un-navire-de-croisiere

Les autorités sanitaires européennes poursuivent l’évaluation du risque à bord du navire afin de déterminer quelles personnes pourraient nécessiter une évacuation supplémentaire ou une prise en charge spécifique.

L’OMS et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) suivent désormais le dossier de près, alors que l’affaire suscite une forte attention médiatique et politique en Espagne.

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