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Selon cette source, les pharmacies ont vu le prix auquel elles achètent ces médicaments quasiment doubler ces dernières semaines, conséquence notamment de la guerre au Moyen-Orient qui pèse sur les coûts de fabrication et de transport.
Si les officines peuvent absorber une partie de ces coûts, cela se traduit tout de même par des hausses pour les clients pouvant atteindre jusqu'à 30 % pour ces médicaments courants en vente libre, d'après la NPA.
« Il est évident aujourd'hui que si le conflit continue, on va se retrouver avec des prix qui augmentent à cause de ça », notamment parce que les ingrédients de ces médicaments sont fabriqués en Chine, qui achète la grande majorité du brut iranien, résume auprès de l'AFP Olivier Picard, le président de cette organisation.
Prix imprévisibles
Pour ce pharmacien français, installé au Royaume-Uni depuis plus de 25 ans, la guerre au Moyen-Orient exacerbe une tendance à la hausse qui existait déjà depuis plusieurs années sur le marché britannique, où les médicaments sont comparativement moins chers qu'ailleurs en Europe.
Alors que 90 % des médicaments vendus par les pharmacies sont sur ordonnance et payés directement par le NHS, le système de santé public, celui-ci a dû augmenter régulièrement le prix fixé de certaines molécules ces dernières années pour éviter que les fabricants ne se détournent du Royaume-Uni au profit de marchés plus rémunérateurs.
Ces dernières semaines, « les prix sont complètement instables, on ne sait pas ce qu'on paye d'un jour au lendemain », décrit Olivier Picard, qui explique par exemple qu'il payait une boîte de 100 comprimés de paracétamol 50 centimes au moins de janvierr, 2 livres le 31 mars et 1,49 livre le 1er avril.
« Les pharmacies au Royaume-Uni nous ont déjà indiqué qu'elles constataient des hausses de prix significatives pour certains médicaments courants, qui dépassent largement les montants qui leur seront remboursés par le NHS », selon des déclarations écrites d’Olivier Picard transmises à la NPA.
« Le gouvernement doit intervenir pour aider les pharmacies, qui sont en première ligne face à un phénomène qui dépasse leur contrôle. Les pharmacies ne devraient pas avoir à subventionner la facture de médicaments du NHS », a ajouté le pharmacien.
Avec AFP
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