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Ce dispositif, en suspens depuis quelques mois, ne créé toutefois pas de filière autonome au Mans. Les étudiants resteront inscrits à Angers et intégrés à la promotion de deuxième année.
Concrètement, les cours magistraux dispensés à Angers seront retransmis en direct dans une salle connectée installée à l’université mancelle, précisent Le Maine Libre et Ouest-France. Les étudiants concernés suivront donc les mêmes cours, aux mêmes horaires, que leurs camarades présents dans l’amphithéâtre angevin.
Selon la faculté de santé d’Angers, citée par Ouest-France, il ne s’agira pas d’enregistrements mais d’une participation synchrone, avec les « mêmes contenus, mêmes horaires et mêmes exigences pédagogiques ».
80 déplacements vers Angers
Le dispositif ne concernera cependant pas l’ensemble de la formation. Les travaux pratiques, les travaux dirigés, certains enseignements obligatoires — notamment les dissections — ainsi que les examens continueront d’avoir lieu à Angers. D’après Ouest-France, cette organisation ramènerait à environ 80 le nombre de déplacements obligatoires vers Angers sur l’année.
Les étudiants qui choisiront de rester partiellement au Mans bénéficieront aussi d’un encadrement local par des enseignants hospitalo-universitaires et des praticiens exerçant au centre hospitalier de la ville, précise Le Maine Libre.
Le doyen de la faculté de santé d’Angers, le Pr Cédric Annweiler, insiste sur le caractère souple du dispositif : pas d'affectation imposée, mais une option « à la carte ». Un étudiant pourra suivre certains cours au Mans et d’autres à Angers, selon ses contraintes ou ses préférences.
Interrogé par Ouest-France sur un éventuel risque d’inégalité entre étudiants, le doyen affirme qu’il n’y aura « aucune discrimination ». Pour lui, cette organisation vise au contraire à donner « davantage de liberté d’organisation » sans retirer de droits aux étudiants.
Un enjeu d’accès aux soins en Sarthe
Depuis 2009, les bacheliers peuvent déjà effectuer leur première année d’études de santé au Mans. Mais une fois admis en médecine, ils devaient jusqu’ici poursuivre leur cursus à Angers.
L’ouverture partielle de la deuxième année au Mans s’inscrit dans un enjeu plus large de démographie médicale, alors que plus de 100 000 Sarthois seraient sans médecins traitant en 2026.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/une-fac-de-medecine-surprise-montargis
Selon Le Maine Libre, les élus sarthois défendent depuis plusieurs années l’idée qu’une formation médicale plus ancrée localement puisse favoriser, à terme, l’installation de jeunes médecins dans le territoire. Des études montrent d’ailleurs qu’une part importante de médecins généralistes s’installent près de leur lieu de formation ou de naissance.