Des primes en pagaille dès cette semaine pour les paramed' !

Comme pour éteindre le feu à la plaine hospitalière, le ministère de la Santé a promis cette semaine la publication de textes qui devraient rendre efffectif le versement de primes pour les paramédicaux. 

Faute de répondre aux sollicitations des personnels de santé en grève qui prévoient une nouvelle journée d’action le 14 février prochain, le ministère de la santé dégaine arrêté sur arrêté pour rasséréner médecins et soignants. Après avoir promis aux médecins des négos qui devraient s’ouvrir en janvier pour ripoliner leur statut, la DGOS, lors d’une conférence de presse organisée la semaine dernière, a annoncé la publication cette semaine d’au moins deux textes qui devraient ravir les soignants, puisqu'ils rendent effectives deux primes. La première de ces primes est territoriale et ne devrait concerner que les soignants qui travaillent à Paris : cette prime, déjà annoncée le 20 novembre dernier dans le cadre du plan « sauver l’hôpital », est d’un montant de 800 euros nets.

Prime collective

Une deuxième prime, cette fois-ci à destination des aides-soignants exerçant dans les services de prise en charge des personnes âgées, sera également versée en janvier aux personnels concernés. Elle sera d’un montant de 100 euros nets, et assortie d’une formation spécifique. Enfin, troisième prime, cette fois-ci à l’intention des équipes de soins, aussi bien des médecins que des soignants : « une prime collective pour valoriser les équipes engagées dans des projets de transformation ». Cette prime est une adaptation d’une mesure de la loi de transformation de la fonction publique.  Elle sera d’un montant moyen de 300 euros pour chaque membre de l’équipe, oscillant entre 200 et 600 euros selon la nature du projet. Elle pourrait à terme concerner près de 600 000 personnels de la fonction publique hospitalière, tandis que la prime territoriale à destination des soignants parisiens ne concernerait que 30 000 personnels. La prime pour les aides-soignants travaillant dans le grand âge pourrait être versée à 90 000 salariés. 

Par ailleurs, la tutelle devrait décliner pour les soignants des mesures déjà effectives pour les médecins, comme une prime d’engagement de carrière hospitalière pour les paramédicaux déficitaires d’un montant de 10 000 ou 15 000 euros, ainsi qu'un contrat d’engagement de service public, sous la forme dans un premier temps d’une prime mensuelle de 750 euros pour les étudiants paramédicaux qui s’engagent à exercer à l’hôpital. Reste à voir si ces primes convainquent les principaux concernés… 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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