Arrivé en 1978 dans cette sous-préfecture du nord de la Sarthe, le praticien a accompagné plusieurs générations de patients avant de poursuivre sa carrière au centre hospitalier du Mans, notamment au sein du Samu.
Dans un message publié sur Facebook, la Ville de Mamers a salué un médecin « reconnu pour son professionnalisme, son écoute et sa bienveillance », qui a « marqué la vie de plusieurs générations de Mamertins ».
« Pour beaucoup, il était bien plus qu’un médecin : une présence rassurante, attentive et profondément humaine », a ajouté la municipalité.
Médecin jusqu’au bout
Après son départ de Mamers, Vincent Ballesteros avait continué à exercer au centre hospitalier du Mans, où il intervenait notamment comme médecin régulateur au Samu.
La Direction départementale de la police nationale de la Sarthe a également salué sa disponibilité. Il était, selon elle, « le médecin que l’on pouvait appeler pour les services de police et de gendarmerie, quand plus aucun praticien ne répondait ».
Le médecin s’était aussi engagé auprès du Service départemental d’incendie et de secours de la Sarthe, il avait atteint le grade de médecin-commandant.
Il y exerçait, selon la mairie, « avec le même sens du devoir et du service » que dans son cabinet.
« Il faisait partie de nos vies »
L’annonce de son décès a suscité de nombreux témoignages d’anciens patients sur les réseaux sociaux.
L’un d’eux évoque un « très bon médecin, simple et sympathique » qui lui aurait « sauvé la vie en 2013 ». Un autre décrit « un homme altruiste », « toujours disponible et d’une grande gentillesse ».
« Des médecins comme lui, on n’en voit plus. C’était à la fois un médecin et un ami. Il faisait partie de nos vies en tant que Mamertins », témoigne encore une patiente dans un commentaire publié sous l’hommage municipal.
Une ancienne consœur du centre hospitalier du Mans se souvient pour sa part d’un homme « d’une grande humanité », avec lequel elle avait partagé des moments « drôles et parfois tristes ».
La Ville de Mamers estime perdre « une personnalité qui a profondément marqué son histoire et la vie de nombreux habitants ». Elle dit vouloir conserver le souvenir d’« un homme de devoir, d’un médecin dévoué et d’un serviteur de l’intérêt général ».
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