Aux Etats-Unis et au Canada, la simulation fait déjà partie intégrante du cursus médical

La simulation en santé progresse en France, c'est un fait. Mais un bref regard à l'international permet de mesurer le chemin qu'il reste à parcourir. Illustration avec l'exemple Nord-américain.

Aux États-Unis comme au Canada, la simu fait depuis longtemps partie intégrante du cursus de toutes les professions de santé. D’après un article* paru l’année dernière dans « Les Annales françaises d’anesthésie et de réanimation », elle constitue même un élément de différenciation entre universités. Gare aux campus qui ne disposent pas de centre de simulation, ou dont celui-ci est obsolète : ils risquent de perdre leur attractivité aux yeux des étudiants !

Les exercices réalisés sur simulateur sont pour l’instant, dans la majorité des cas, uniquement formatifs. L’objectif est d’identifi er les faiblesses des étudiants, pas de les sanctionner : il n’est pas possible de perdre des points parce qu’on a raté un geste sur un mannequin. Mais la place de ces outils dans la notation est appelée à s’accroître, et plusieurs professions paramédicales passent déjà leurs certifi cats avec des patients virtuels.

Signe qui ne trompe pas : la simulation intéresse fortement les assureurs américains. Depuis plusieurs années aux États-Unis, les chirurgiens qui peuvent justifi er d’une formation dans un centre de simulation obtiennent des réductions de prime. Les compagnies connaissent leur intérêt, et savent que le risque d’erreur médicale est moindre chez un praticien qui est régulièrement passé par la case « simulateur ».

*  Boet S, et al. La Simulation en santé en Amérique du Nord : état actuel et évolution après deux décennies. « Ann. Fr. Anesth. Reanim. » (2014), http://dx.doi.org/10.1016/j.annfar.2014.03.004 

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article du WUD 19

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