Assistants médicaux : le calcul qui ne passe pas

Les médecins libéraux quittent les négociations avec l'Uncam concernant le déploiement des assistants médicaux. 

Alors qu’un round de négociations s’est ouvert le 24 janvier entre syndicats de médecins libéraux et Uncam (Union nationale des caisses d’assurance maladie) pour discuter des conditions de déploiement des futurs assistants médicaux, les professionnels ont claqué la porte hier, jeudi 7 février.
 
Les médecins se sont en effet vu présenter quelques slides chiffrant les actes et le temps de travail prétendument gagné grâce à l’emploi d’un assistant, ce nouveau métier créé par l'article 42 de la loi de financement de la securité sociale pour 2019. « Ce n'est pas en imposant des objectifs chiffrés et des contraintes nouvelles aux médecins généralistes encore en activité qu'on améliorera la prise en charge de leurs patients », a opposé MG France dans un communiqué publié le jour même. « Vouloir quantifier précisément par médecin le nombre de consultations à faire par heure (6 !) et de patients vus par un assistant médical (12 !) est contraire aux besoins personnels de chaque patient, et à l’éthique médicale », s’est, quant à elle, insurgée la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français).
 
Le SML (Syndicat des médecins libéraux) avait dès l’ouverture des discussions regretté un cadrage beaucoup trop restrictif et contraignant de la part du ministère. Rappelons que les assistants médicaux ne seront proposés qu’à certaines spécialités, auprès de professionnels travaillant déjà en mode regroupé et coordonné et s’engageant à « une augmentation mesurable de la patientèle suivie ».
 
Les syndicats représentatifs se réuniront en intersyndicale le 13 février et ont d’ores et déjà convié les organisations de jeunes médecins. Le SML indique qu’ils ont « décidé de s’unir pour formuler une contre-proposition réaliste qu’ils présenteront lors de la prochaine séance de négociation ».
 

Portrait de Sandra Mignot

 

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