APH et Jeunes médecins appellent à la mobilisation le 26 septembre

Dans le sillage d’Inter-urgences, Action praticiens hôpital (APH) et Jeunes médecins appellent les médecins et pharmaciens hospitaliers à soutenir la journée d’action du 26 septembre. Et ça n’est que le début.

Ça ne suffit pas du tout. C’est en résumé le message d’APH et de Jeunes médecins sur la réponse apportée par Agnès Buzyn à la crise des urgences. Pour le faire savoir, ils appellent tous deux les hospitaliers, médecins comme pharmaciens, à gonfler les rangs du collectif Inter-urgences lors de la journée de mobilisation du 26 septembre.
 
Ce dernier a lancé un appel national, estimant comme les deux syndicats, que « les propositions de Madame Buzyn, ministre de la Santé et de la Solidarité, ne répondent en rien aux problématiques des urgences en l’état actuel de la situation ».

Des réponses, sinon…

« L’hôpital public est en train d’agoniser sous les yeux de nos gouvernants qui refusent de prendre les mesures qui s’imposent », lancent de leur côté APH et Jeunes médecins dans un communiqué. « Économies sur les structures et les personnels », absence de revalorisation des carrières, fermetures de lits… Les deux syndicats dénoncent des décisions qui ont aggravé les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux, le recours croissant à l’intérim médical et « des situations extrêmement préjudiciables pour les patients ».
 
Ils exigent que soit revu largement à la hausse le financement des hôpitaux, au-delà de la hausse des tarifs déjà annoncée par la ministre de la Santé : + 4,5 % en 2020. Pour rétablir l’attractivité des carrières hospitalières, APH et Jeunes médecins souhaitent également entamer des négociations sur les salaires. Ils proposent de supprimer les cinq premiers échelons, et d’en rajouter un supplémentaire, afin de valoriser les début et fin de carrière. La manœuvre représenterait un gain d’environ 800 euros en début de carrière (un bond de huit ans sur le plan salarial).
 
Faute de réponses adéquates, ils avertissent le ministère : il faudra se préparer à « un mouvement d’ampleur dans le courant de l’automne ».
 

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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