Aide à mourir : la définition juridique affinée en commission avant le retour dans l'hémicycle

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Au terme de débats sémantiques sur le terme à adopter, les députés ont approuvé la création d’un droit à l’aide à mourir, lors d’un nouvel examen en commission à l’Assemblée nationale. Le texte y fait son retour en deuxième lecture, après son rejet par les sénateurs la semaine dernière.

Aide à mourir : la définition juridique affinée en commission avant le retour dans l'hémicycle

© Midjourney x What's up Doc

 

L’article 2, central, de la proposition de loi, adopté à main levée en commission des Affaires sociales, a été légèrement réécrit par rapport au texte précédemment adopté par l’Assemblée, via un amendement des rapporteurs.

Qualifié de « rédactionnel » par la corapporteure Brigitte Liso (Renaissance), cet amendement « vise à tirer les conséquences de l’introduction du droit à l’aide à mourir lors de la première lecture », a-t-elle expliqué.

Le nouveau texte prévoit que « le droit à l’aide à mourir est le droit pour une personne qui en a exprimé la demande d’être autorisée à recourir à une substance létale et accompagnée, dans les conditions prévues » par la loi, « afin qu’elle se l’administre ou, lorsqu’elle n’est physiquement pas en mesure de le faire, qu’elle se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier ».

L’article prévoit également que « les personnes qui concourent à l’exercice du droit à l’aide à mourir », dans les conditions prévues par la loi, ne sont « pas pénalement responsables ».

Débats sémantiques

Les débats ont, comme en première lecture, à nouveau tourné autour de la question sémantique. Les opposants au texte, qui dénoncent une « rupture anthropologique » ou encore « une bascule de civilisation », plaident pour que le terme « aide à mourir » soit remplacé par les mots euthanasie et suicide assisté.

« L’expression aide à mourir est par nature euphémisante. Elle atténue la portée de ce qui est en cause et tend à masquer la réalité des actes envisagés », a critiqué la députée Renaissance Annie Vidal.

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L’auteur du texte, le député Olivier Falorni (groupe MoDem), a de nouveau justifié sa position : le terme euthanasie « a été souillé par l’histoire, par l’usage qu’en a fait le régime nazi », et celui de suicide assisté « introduit une confusion entre le combat que nous devons mener en faveur de la prévention du suicide », a-t-il argumenté.

La semaine dernière, les sénateurs ont rejeté l'entièreté du texte qu'ils avaient pourtant déjà vidé de sa substance lors de l'examen, renvoyant le débats à la chambre basse. 

Avec AFP

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