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Mise à jour du 18 février 2026 : Le recours en référé rejetéLe tribunal administratif de Paris a rejeté le recours en référé de l’infirmière de la Pitié-Salpêtrière suspendue huit mois par l’AP-HP pour avoir refusé d’enlever son calot en dehors du bloc opératoire. Dans un communiqué publié mercredi 18 février, la juridiction estime que « au regard de la persistance de l'agente hospitalière à porter son calot hors de toute intervention chirurgicale et en contradiction avec les règles d'hygiène et de sécurité des soins malgré les injonctions répétées et le blâme prononcé antérieurement à son encontre, l'exclusion de huit mois n'apparaissait pas disproportionnée, en l'état de l'instruction ». Le tribunal précise toutefois que « cette décision présente un caractère provisoire et ne vaut que jusqu'à l'intervention du jugement au fond ». Majdouline B., qui porte un calot coloré orné de petits cœurs, avait été licenciée en novembre 2025 pour ce motif. Elle avait cependant obtenu en référé la suspension de cette sanction et sa réintégration, le tribunal administratif de Paris ayant alors estimé début janvier que la mesure était disproportionnée. L’infirmière, qui n’a jamais revendiqué d’appartenance religieuse et affirme que le port de cet équipement relève de sa « vie privée », est soutenue notamment par le syndicat Sud-Santé de la Pitié-Salpêtrière et par la CGT. |
Article du 2 février 2026
« Le jugement en référé avait reconnu la faute mais avait estimé la sanction disproportionnée, elle a été modifiée », a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’AP-HP, confirmant la suspension de huit mois prononcée contre la soignante et révélée par Mediapart.
Selon Blandine Chauvel, élue du personnel Sud Santé, Majdouline B. a reçu un courrier « en début de semaine » lui annonçant cette sanction pour port répété d’un couvre-chef sur son lieu de travail et son refus de le retirer.
« Le juge des référés avait ordonné la réintégration de ma cliente, l’AP-HP ne l’a jamais fait et a prononcé une nouvelle exclusion », a déploré auprès de l’AFP l’avocat de Majdouline B., Lionel Crusoé.
Licenciement disproportionné
Infirmière depuis 2018 à la Pitié-Salpêtrière à Paris, Majdouline B. avait été licenciée le 10 novembre 2025, la direction lui reprochant de porter quotidiennement et en toutes circonstances un calot, équipement de protection en tissu, porté habituellement au bloc opératoire ou en réanimation.
Selon son avocat, la soignante n’a jamais revendiqué d’appartenance religieuse, indiquant simplement que le port de cet équipement relevait de « sa vie privée ».
Saisi en référé par l’infirmière, le tribunal administratif de Paris avait suspendu début janvier, dans l’attente d’un examen sur le fond, la décision de révocation et prononcé sa réintégration dans ses fonctions « dans un délai d’un mois ».
Dans son ordonnance, le juge des référés avait considéré que l’infirmière avait bien « commis une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire » mais avait en revanche estimé qu’il pouvait y avoir une « absence de proportion » entre la faute commise et la sanction.
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À la suite de cette décision, l’AP-HP avait indiqué « prendre acte » et avait annoncé qu’elle adapterait « sa décision de sanction pour garantir sa proportionnalité par rapport à la faute constatée ».
Avec AFP
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