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Jeudi 7 mai, le groupe GBNA, à la tête de 11 autres établissements de santé en Nouvelle-Aquitaine, a annoncé un vaste plan de restructuration de la polyclinique Pau-Pyrénées, comprenant la fin de plusieurs activités : la maternité, les soins de rééducation, l'oncologie médicale et les urgences nocturnes. Soit 161 emplois supprimés sur plus de 500.
Le groupe met en avant une « situation économique critique », avec un déficit d'exploitation de 2,7 millions d'euros en 2025. Les « difficultés » de l'établissement, placé en redressement judiciaire mi-avril, étaient connues de l'ARS, qui l'a subventionné à hauteur de 5 millions d'euros ces cinq dernières années, a indiqué lundi Benoît Elleboode, directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine, lors d'une conférence de presse.
L’Etat hausse le ton
Dans un courrier commun adressé mardi dernier à la direction de GBNA, le préfet Jean-Marie Girier et l'ARS pointaient un « choc social majeur » et fustigeaient une « logique que l'Etat ne saurait cautionner », celle « de préserver les seules activités jugées rentables tout en abandonnant l'hospitalisation complète ».
Ils enjoignaient surtout le groupe à assurer une continuité des soins au moins jusqu'à la rentrée de septembre pour garantir une « reprise sécurisée » de la patientèle par l'hôpital. « La clinique ne s'extrait pas de ses obligations quand elle le veut, a dit l'ARS lundi, on a été très clairs avec l'établissement et ils respectent nos indications. »
Le centre hospitalier de Pau devra en particulier absorber les naissances programmées à la clinique, même si celles-ci sont en forte baisse, notamment en raison de la chute de la natalité (600 prévues en 2026 contre plus de 1 200 en 2022). « On a la place pour les accueillir, mais la capacité de personnel n'y est pas encore, il faudra effectivement recruter du personnel supplémentaire », souligne Benoît Elleboode.
Dans un tract appelant à la mobilisation, des salariés de l'établissement évoquent une annonce « brutale » et « déshumanisante » et attendent des « reclassements sérieux », « des vraies indemnités supra-légales » et des « aides réelles à la reconversion et à l'installation ».
Ils ont manifesté lundi devant la préfecture, lors d'un rendez-vous entre deux délégations syndicales de la CGT et de la CFDT de la polyclinique, l'ARS, le préfet Jean-Marie Girier et plusieurs élus locaux.
Avec AFP